La carte de Cheikh Anta Diop
Ngalakh (crème de mil au baobab et arachide)
retourner
Le plat du partage — préparation de fête religieuse offerte aux voisins, hors du bol quotidien

Ngalakh (crème de mil au baobab et arachide)

OffrandeÉvocation🍯 🍋 🍄moyen1 h
Le plat du partage — préparation de fête religieuse offerte aux voisins, hors du bol quotidien

Ngalakh (crème de mil au baobab et arachide)

Pourquoi ce plat ? Inspiré du ngalakh, cette douceur de mil au baobab et à l'arachide est, au Sénégal, le plat que l'on prépare en grande quantité pour le PARTAGER avec ses voisins lors des fêtes — un geste qui dépasse les confessions. Pour Diop, penseur du panafricanisme et de l'unité culturelle, ce plat de don et de lien entre familles résonne avec son idéal d'une communauté solidaire au-delà des différences.

cliquer pour retourner
Le plat du partage — préparation de fête religieuse offerte aux voisins, hors du bol quotidien

Une crème de mil onctueuse mêlée à la pulpe acidulée du fruit du baobab (le « pain de singe ») et à la pâte d'arachide, sucrée et parfumée. Douce, légèrement acidulée, profonde : le dessert-cadeau par excellence.

Ce plat-là, on ne le mange pas seul : on le prépare en abondance pour l'offrir au voisinage, car le partage est le ciment de la communauté. On mêle la crème de mil à la pulpe du baobab — ce fruit acidulé que l'on nomme pain de singe — et à la pâte d'arachide, et l'on sucre généreusement. Quand chaque famille envoie son bol à l'autre, c'est tout le quartier qui se trouve relié. Là est, modestement, une leçon d'unité africaine que je n'ai cessé de défendre.
Cheikh Anta Diop
Ingrédients
  • Semoule de mil cuite (araw)un bol (base)
  • Pulpe de fruit du baobab (bouye)généreuse (acidité et parfum)
  • Pâte d'arachideune louche (onctuosité)
  • Sucreà volonté (douceur)
  • Eau de fleur d'oranger, raisins secsselon le goût (parfum et garniture)
Comment on faisait : Le ngalakh est traditionnellement préparé au Sénégal pour le Vendredi saint et partagé entre familles chrétiennes et musulmanes, symbole vivant de la coexistence (la « teranga »). Le fruit du baobab, arbre emblématique du Sahel, fournit une pulpe sèche très riche en vitamine C, séchée naturellement dans sa coque.
Sources : Pierre Thiam, Senegal: Modern Senegalese Recipes (2015) · Documentation ethnographique sur le ngalakh et la teranga sénégalaise

Voir aussi