retournerAtaya (thé à la menthe sénégalais)
Ataya (thé à la menthe sénégalais)
Pourquoi ce plat ? « Le thé à la menthe accompagnait les longues discussions », dit la fiche de Diop. L'ataya n'est pas qu'une boisson : c'est le rituel des trois verres autour duquel se tiennent les débats. Pour un intellectuel et homme politique comme Diop, ces rondes de thé étaient le théâtre des conversations savantes et des controverses panafricaines qui ont jalonné sa vie.
Un thé vert très infusé, généreusement sucré et parfumé à la menthe, servi en trois rondes successives dans de petits verres, avec une mousse obtenue en versant le thé de haut. Amer d'abord, doux ensuite, c'est la patience faite boisson.
Asseyez-vous, le thé prendra le temps qu'il faudra — et c'est très bien ainsi. Le premier verre est amer comme la mort, le deuxième doux comme la vie, le troisième suave comme l'amour : ainsi le veut le proverbe. On verse de haut, d'un verre à l'autre, pour coiffer le thé d'une belle mousse. C'est autour de ces trois rondes que nous refaisions le monde, que nous discutions de l'Afrique et de son histoire des heures durant. Qui est pressé n'a pas sa place autour du fourneau à ataya.
- •Thé vert de Chine (gunpowder) — une bonne pincée (base)
- •Menthe fraîche — un bouquet (parfum)
- •Sucre — généreux (douceur (croissante à chaque ronde))
Ataya (thé à la menthe sénégalais)
Un thé vert très infusé, généreusement sucré et parfumé à la menthe, servi en trois rondes successives dans de petits verres, avec une mousse obtenue en versant le thé de haut. Amer d'abord, doux ensuite, c'est la patience faite boisson.
Pourquoi ce plat ? « Le thé à la menthe accompagnait les longues discussions », dit la fiche de Diop. L'ataya n'est pas qu'une boisson : c'est le rituel des trois verres autour duquel se tiennent les débats. Pour un intellectuel et homme politique comme Diop, ces rondes de thé étaient le théâtre des conversations savantes et des controverses panafricaines qui ont jalonné sa vie.
Asseyez-vous, le thé prendra le temps qu'il faudra — et c'est très bien ainsi. Le premier verre est amer comme la mort, le deuxième doux comme la vie, le troisième suave comme l'amour : ainsi le veut le proverbe. On verse de haut, d'un verre à l'autre, pour coiffer le thé d'une belle mousse. C'est autour de ces trois rondes que nous refaisions le monde, que nous discutions de l'Afrique et de son histoire des heures durant. Qui est pressé n'a pas sa place autour du fourneau à ataya.
Ingrédients (version d’époque)
- Thé vert de Chine (gunpowder) — une bonne pincée (base)
- Menthe fraîche — un bouquet (parfum)
- Sucre — généreux (douceur (croissante à chaque ronde))
Ingrédients
- Thé vert gunpowder — 2 c. à soupe (base)
- Menthe fraîche — 1 généreux bouquet (parfum)
- Sucre — 4 à 6 c. à soupe (selon la ronde) (douceur)
- Eau — 50 cl (infusion)
Préparation
- Rincez le thé : couvrez-le d'un peu d'eau bouillante, remuez et jetez cette première eau (pour ôter l'amertume excessive).
- Couvrez d'eau bouillante et laissez infuser fort quelques minutes sur le feu.
- Sucrez, puis « tirez » le thé : versez d'un petit verre à un autre, de plus en plus haut, jusqu'à obtenir une mousse stable.
- Servez la première ronde (amère). Réutilisez les feuilles, ajoutez de la menthe et plus de sucre pour la deuxième ronde, puis la troisième (la plus douce).
- Buvez lentement, entre amis, en faisant durer la conversation.
Comment on faisait : Le thé vert, introduit au Sénégal via les routes commerciales transsahariennes et l'influence maghrébine, est devenu au XXe siècle un rituel social incontournable. Préparé sur un petit fourneau à charbon, l'ataya structure le temps de la sociabilité : on ne presse jamais les trois rondes.
Le twist contemporain : Servez les trois verres sur un petit plateau étiqueté « amer / doux / suave » pour faire vivre le proverbe aux invités.
Sources : Pratique sociale documentée de la cérémonie de l'ataya en Afrique de l'Ouest
Cheikh Anta Diop · Charactorium





