Chaïrestrate est connue comme la mère du philosophe grec Épicure, fondateur de l'épicurisme. Elle vivait à Athènes et accompagnait, selon la tradition, son mari Néoclès dans des activités de purifications rituelles.
Chérestrate
Chaïrestrate
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Épouse de Néoclès, citoyen athénien, et mère du philosophe Épicure (né vers 341 av. J.-C.)
- La famille fait partie des clérouques athéniens installés sur l'île de Samos
- Mentionnée dans la tradition biographique antique (notamment Diogène Laërce) au sein de la filiation officielle d'Épicure
- Selon certaines sources hostiles, elle aurait pratiqué des rites de purification, détail rapporté pour critiquer les origines d'Épicure
Œuvres & réalisations
Avec son mari Néoclès, Chaïrestrate éleva le futur fondateur de l'épicurisme. C'est son principal héritage dans l'histoire de la philosophie.
Selon la tradition, elle pratiquait les purifications rituelles familiales et y initiait son entourage, témoignant de la religion populaire grecque.
Comme toute épouse athénienne, elle gérait la maisonnée, le tissage et l'éducation des enfants, fonctions centrales de la femme grecque.
Mère de plusieurs fils dont Épicure, Néoclès, Chairédème et Aristobule, elle est à l'origine d'une fratrie attachée à la philosophie.
Anecdotes
Chaïrestrate est surtout connue comme la mère d'Épicure, l'un des plus célèbres philosophes grecs. Son fils, né vers 341 av. J.-C., fondera une école si influente que son nom est encore utilisé aujourd'hui dans le mot « épicurien ».
Selon une tradition rapportée par Diogène Laërce, les adversaires d'Épicure se moquaient de lui en racontant qu'enfant, il accompagnait sa mère Chaïrestrate de maison en maison pour réciter des formules de purification. Ces récits venaient de ses ennemis, qui voulaient le ridiculiser en l'associant à des pratiques de magie populaire.
La famille de Chaïrestrate était athénienne mais vivait sur l'île de Samos, où Athènes avait envoyé des colons (des « clérouques »). C'est donc loin d'Athènes, sur une île de la mer Égée, qu'elle éleva le futur philosophe.
On raconte que les pratiques rituelles de sa mère auraient dégoûté Épicure de la superstition. Devenu philosophe, il enseigna au contraire que les dieux ne s'occupent pas des affaires humaines et qu'il ne faut pas craindre leur colère — une idée qui prend peut-être racine dans son enfance.
Son mari Néoclès était maître d'école (« grammatiste »), un métier modeste qui consistait à apprendre à lire et à écrire aux enfants. La famille de Chaïrestrate n'était donc ni riche ni noble : c'étaient de simples citoyens athéniens installés en colonie.
Sources primaires
Épicure était fils de Néoclès et de Chaïrestrate, Athénien du dème de Gargettos, de la famille des Philaïdes.
Ses détracteurs prétendent qu'il accompagnait sa mère dans les maisons pour y lire des formules de purification, et qu'il enseignait les lettres avec son père pour un salaire misérable.
Lieux clés
Île grecque de la mer Égée où Chaïrestrate vivait au sein d'une colonie athénienne. C'est là que naquit et grandit son fils Épicure.
Cité d'origine de la famille, rattachée au dème de Gargettos. Centre intellectuel du monde grec où Épicure fondera plus tard son école.
Circonscription rurale de l'Attique dont la famille était originaire selon Diogène Laërce. Les Athéniens gardaient leur appartenance à un dème même en colonie.
Cité grecque d'Asie Mineure où Épicure, fils de Chaïrestrate, étudia auprès du philosophe Nausiphane. Étape de la formation intellectuelle de la famille.
Objets typiques

Petites formules récitées ou inscrites pour chasser les mauvais esprits et purifier les maisons. La tradition associe Chaïrestrate à ces pratiques de magie domestique.

Brûle-parfum utilisé lors des rites de purification pour répandre des fumées odorantes. L'encens accompagnait prières et formules dans les rituels domestiques grecs.

Coupe plate sans pied servant à verser une offrande de vin ou de lait aux dieux. La libation marquait le début de nombreux rituels familiaux.

Outils servant à filer la laine, occupation quotidienne des femmes grecques au foyer. Filer était considéré comme la vertu domestique par excellence.

Tunique de lin ou de laine portée par les femmes, retenue aux épaules par des fibules. Vêtement de base de la vie quotidienne athénienne.

Grand vase à trois anses utilisé pour puiser et transporter l'eau de la fontaine. Aller chercher l'eau rythmait la journée des femmes et des servantes.
Programmes scolaires
Vocabulaire & tags
Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Au lever du jour, Chaïrestrate dirigeait la maisonnée : elle veillait aux provisions, organisait le travail des servantes et préparait les enfants. La matinée pouvait commencer par une courte prière ou une offrande au foyer.
Après-midi
L'après-midi était consacré au tissage de la laine, tâche emblématique des femmes grecques, et à la surveillance de la maison. Les femmes de citoyens sortaient peu et restaient surtout dans l'espace domestique.
Soir
Le soir venu, la famille se réunissait pour le repas. C'était aussi le moment des récits et, selon la tradition, des formules rituelles destinées à protéger la maison pendant la nuit.
Alimentation
L'alimentation grecque reposait sur la « triade méditerranéenne » : pain d'orge ou de blé, huile d'olive et vin coupé d'eau. On y ajoutait légumes secs, fromage, olives, et plus rarement du poisson ou de la viande lors des fêtes.
Vêtements
Chaïrestrate portait un chiton, longue tunique de lin ou de laine retenue aux épaules, recouvert d'un himation (manteau drapé) pour sortir. Les femmes se voilaient parfois la tête en public.
Habitat
La maison grecque (oikos) était construite en briques crues autour d'une cour intérieure. Les femmes disposaient souvent d'un espace réservé, le gynécée, où elles tissaient et géraient la vie domestique.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Éducation d'Épicure
vers 341-330 av. J.-C.
Transmission des rites domestiques
IVe siècle av. J.-C.
Tenue du foyer (oikos)
IVe siècle av. J.-C.
Lignée familiale des Néoclides
IVe-IIIe siècle av. J.-C.






