Aristocrate athénienne issue de la puissante famille des Alcméonides, fille d'Hippocrate et nièce du réformateur Clisthène. Épouse de Xanthippe, elle fut la mère de Périclès, le grand homme d'État de l'Athènes classique.
Agaristé(600 av. J.-C. — 460 av. J.-C.)
Agaristé
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Issue de la famille aristocratique des Alcméonides, l'une des plus influentes d'Athènes
- Fille d'Hippocrate et nièce (petite-nièce) du réformateur Clisthène, fondateur de la démocratie athénienne (vers 508 av. J.-C.)
- Épouse de Xanthippe, homme politique et stratège athénien vainqueur à Mycale (479 av. J.-C.)
- Mère de Périclès (né vers 495 av. J.-C.), figure majeure de l'Athènes classique
- Selon Hérodote, elle aurait rêvé enfanter un lion peu avant la naissance de Périclès
Œuvres & réalisations
Son mariage avec Xanthippe scella l'union de deux grandes familles aristocratiques athéniennes, renforçant le réseau d'influence des Alcméonides.
Agaristé transmit à ses enfants le prestige et la légitimité politique d'une des familles les plus puissantes d'Athènes.
Mère du futur stratège qui dirigea Athènes durant son « siècle d'or », elle joua un rôle dans l'ascendance prestigieuse qui légitima sa carrière.
Elle eut un autre fils, Ariphron, frère aîné de Périclès, qui portait le nom du grand-père paternel selon la coutume grecque.
Anecdotes
Agaristé appartenait à la famille des Alcméonides, une lignée aristocratique frappée d'une malédiction religieuse : leurs ancêtres avaient massacré des partisans de Cylon réfugiés dans un sanctuaire, ce qui valut à la famille d'être périodiquement accusée de « souillure » par ses adversaires politiques.
Selon Hérodote, alors qu'elle était enceinte de Périclès, Agaristé rêva qu'elle accouchait d'un lion. Les Grecs interprétaient les rêves comme des présages, et celui-ci annonçait la naissance d'un homme puissant et exceptionnel — ce que Périclès devint en dirigeant Athènes pendant des décennies.
Son oncle Clisthène fut le grand réformateur qui, vers 508 av. J.-C., posa les bases de la démocratie athénienne en réorganisant les citoyens en tribus. Agaristé grandit donc au cœur de la famille qui transforma le système politique d'Athènes.
Son mari Xanthippe fut l'un des principaux chefs militaires athéniens : il commanda la flotte grecque lors de la bataille de Mycale en 479 av. J.-C., victoire décisive contre les Perses. Agaristé fut ainsi l'épouse d'un héros des guerres médiques et la mère du futur dirigeant d'Athènes.
Dans l'Athènes antique, les femmes de l'aristocratie ne participaient pas à la vie politique publique, mais transmettaient le prestige de leur lignée. Le mariage d'Agaristé, descendante des Alcméonides, avec Xanthippe scella une alliance entre deux grandes familles influentes.
Sources primaires
La mère de Périclès, Agaristé, descendante de Clisthène le tyran de Sicyone, eut, peu de jours avant ses couches, une vision pendant son sommeil : il lui sembla enfanter un lion ; et quelques jours après elle mit au monde Périclès.
Périclès était de la tribu Acamantide et du dème de Cholargos ; il appartenait, du côté paternel comme du côté maternel, aux familles les plus illustres : son père Xanthippe vainquit les généraux du Roi à Mycale, et sa mère Agaristé était de la maison de Clisthène.
Cet Hippocrate eut un fils, Clisthène, et une fille, Agaristé, qui porta le nom de l'Agaristé fille de Clisthène ; Agaristé, mariée à Xanthippe fils d'Ariphron, mit au monde Périclès.
Lieux clés
Cité-État où vécut Agaristé, berceau de la démocratie réformée par son oncle Clisthène et patrie de son fils Périclès.
Place centrale de la cité, cœur de la vie politique où se tenaient les votes d'ostracisme et les débats publics auxquels participait son mari Xanthippe.
Colline sacrée dominant la cité, centre religieux consacré à Athéna. Son fils Périclès y fera plus tard construire le Parthénon.
Cité du Péloponnèse d'où était originaire Clisthène de Sicyone, ancêtre maternel dont Agaristé tient son prénom et le prestige familial.
Promontoire d'Asie Mineure où Xanthippe, époux d'Agaristé, commanda la flotte grecque victorieuse contre les Perses en 479 av. J.-C.
Objets typiques

Longue robe de laine portée par les femmes grecques, drapée et fixée aux épaules par des fibules. Le vêtement quotidien des Athéniennes de l'aristocratie.

Broche d'épingle, souvent en bronze ou en or, servant à attacher les pans du vêtement à l'épaule. Chez les femmes riches, elle était un bijou ouvragé.

Grand vase élancé servant à transporter l'eau pour le bain nuptial. Il était au cœur du rituel de mariage des jeunes Athéniennes.

Instruments de filage de la laine. Le travail de la laine était l'occupation domestique emblématique de la maîtresse de maison athénienne.

Disque de bronze poli muni d'un manche, utilisé par les femmes pour leur toilette. Objet de luxe dans les foyers aristocratiques.

Fragment de poterie sur lequel les citoyens inscrivaient le nom de celui qu'ils voulaient exiler. C'est par ce vote que Xanthippe, époux d'Agaristé, fut banni en 484 av. J.-C.
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Vocabulaire clé
Vie quotidienne
Matin
Maîtresse d'un foyer aristocratique, Agaristé commençait sa journée en organisant les tâches domestiques et en supervisant les esclaves de la maison. Le matin était consacré à la gestion des provisions et au tissage de la laine, occupation emblématique de l'épouse athénienne.
Après-midi
L'après-midi se passait dans le gynécée, la partie de la maison réservée aux femmes, où elle filait, tissait et s'occupait de l'éducation des jeunes enfants. Les sorties étaient rares et toujours encadrées, par exemple pour des fêtes religieuses.
Soir
Le soir, lorsque son mari recevait des invités lors d'un banquet (symposion), les femmes ne participaient pas et restaient à l'écart. Agaristé veillait alors au bon déroulement du repas et au repos des enfants.
Alimentation
L'alimentation reposait sur la « triade méditerranéenne » : pain d'orge ou de blé, huile d'olive et vin coupé d'eau. On y ajoutait des légumes, du fromage, des olives, des figues et, dans les foyers riches, du poisson ; la viande était surtout réservée aux sacrifices.
Vêtements
Agaristé portait le péplos, longue robe de laine drapée et fixée aux épaules par des fibules, recouvert d'un himation (manteau) pour sortir. Les femmes de l'aristocratie ajoutaient bijoux d'or, voiles et soins du visage.
Habitat
Elle vivait dans une vaste demeure athénienne organisée autour d'une cour intérieure, séparant l'andrôn (espace des hommes) du gynécée (espace des femmes). Les murs étaient en briques crues, le sol en terre battue, et le confort restait sobre même chez les riches.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Alliance matrimoniale des Alcméonides
fin du VIe siècle av. J.-C.
Transmission de la lignée des Alcméonides
Ve siècle av. J.-C.
Naissance et éducation de Périclès
~495 av. J.-C.
Naissance d'Ariphron
fin du VIe siècle av. J.-C.






