Punch chaud des soirs de première
Un punch fumant au rhum, citron et épices, sucré et réconfortant, comme on en servait dans les salons après une représentation. La boisson de la convivialité des Lumières.
Un punch fumant au rhum, citron et épices, sucré et réconfortant, comme on en servait dans les salons après une représentation. La boisson de la convivialité des Lumières.
Après une représentation, quand les nerfs sont encore tout vibrants de la musique, rien ne vaut un bon punch fumant entre les mains. J'avoue sans honte mon penchant pour les liqueurs — il m'a coûté quelques alertes, mais quel plaisir ! On y met du rhum venu des îles, le jus d'un citron, du sucre, et ces épices qui embaument toute la pièce. Buvez-le chaud, à petites gorgées, en bonne compagnie : c'est ainsi qu'on refait le monde et qu'on rejoue l'opéra de la soirée.
- •Rhum — une bonne mesure (alcool de base (des Indes occidentales))
- •Citrons — selon le goût (acidité)
- •Sucre — à volonté (douceur)
- •Cannelle et girofle — quelques éclats (épices chaudes)
- •Eau bouillante — de quoi allonger (support chaud)
Punch chaud des soirs de première
Un punch fumant au rhum, citron et épices, sucré et réconfortant, comme on en servait dans les salons après une représentation. La boisson de la convivialité des Lumières.
Pourquoi ce plat ? Sa réputation de bon vivant et son goût avéré pour les vins et les liqueurs renvoient à ces boissons chaudes et sucrées, très en vogue dans les salons viennois et parisiens du XVIIIe siècle, qu'on partageait après le spectacle.
Après une représentation, quand les nerfs sont encore tout vibrants de la musique, rien ne vaut un bon punch fumant entre les mains. J'avoue sans honte mon penchant pour les liqueurs — il m'a coûté quelques alertes, mais quel plaisir ! On y met du rhum venu des îles, le jus d'un citron, du sucre, et ces épices qui embaument toute la pièce. Buvez-le chaud, à petites gorgées, en bonne compagnie : c'est ainsi qu'on refait le monde et qu'on rejoue l'opéra de la soirée.
Ingrédients (version d’époque)
- Rhum — une bonne mesure (alcool de base (des Indes occidentales))
- Citrons — selon le goût (acidité)
- Sucre — à volonté (douceur)
- Cannelle et girofle — quelques éclats (épices chaudes)
- Eau bouillante — de quoi allonger (support chaud)
Ingrédients
- Rhum ambré — 20 cl (version adulte) — ou jus de raisin pour une version sans alcool (base)
- Eau — 50 cl (infusion)
- Citrons (jus + zeste) — 2 (acidité)
- Sucre de canne — 4 c. à soupe (douceur)
- Bâton de cannelle — 1 (épice)
- Clous de girofle — 4 (épice)
- Anis étoilé (badiane) — 1 (parfum)
Préparation
- Faire chauffer l'eau avec le sucre, les zestes de citron, la cannelle, le girofle et la badiane.
- Laisser frémir (sans bouillir fort) 10 min pour infuser les épices.
- Filtrer pour retirer les épices et les zestes.
- Ajouter le jus de citron, puis le rhum (ou le jus de raisin) hors du feu pour préserver les arômes.
- Servir aussitôt, bien chaud, dans des verres résistants ou des tasses.
Comment on faisait : Le punch (de l'anglais punch, lui-même venu de l'Inde) déferle sur l'Europe au XVIIIe siècle avec le commerce du rhum et du sucre. On le préparait chaud l'hiver dans les salons, mêlant alcool, agrume, sucre et épices. C'était une boisson de sociabilité, servie après le théâtre ou les concerts.
Le twist contemporain : Servir dans des tasses transparentes avec une rondelle de citron piquée d'un clou de girofle — et proposer la version au jus de raisin pour que toute la tablée trinque.
Christoph Willibald Gluck · Charactorium