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Le deipnon et le symposion d'Alexandrie
À la cour ptolémaïque, le repas suit le modèle grec en deux temps : d'abord le deipnon, où l'on partage poissons, viandes, légumineuses et pains posés sur des tables basses, puis le symposion, moment de vin coupé d'eau, de fruits, de gâteaux au miel et de conversation savante. Mais Alexandrie est une ville-monde : à cette ossature grecque se greffent les saveurs égyptiennes (fèves, oie, cumin) et les épices rares acheminées par la mer Rouge, faisant de la table royale un carrefour entre la Méditerranée, le Nil et l'Orient.
Signature : Le miel et les épices des routes d'Orient
La cuisine de la reine se reconnaît au mariage du miel — abondant en Égypte — avec les épices précieuses (poivre long et cannelle d'Inde, parfums d'Arabie) débarquées dans le port d'Alexandrie. C'est cette opulence sucrée-épicée, signe de richesse et de raffinement, qui distingue la table d'une reine du repas du peuple.

Cléopâtre à table

68 av. J.-C. — 29 av. J.-C.

5 recettes d’époque