Plakous au miel et au sésame
Un gâteau plat de couches fines nappées de miel et parsemées de sésame grillé, croustillant et profondément sucré. Le plakous grec, ancêtre lointain du baklava, se dégustait au moment du vin — et se déposait aussi sur les autels en signe de dévotion.
Un gâteau plat de couches fines nappées de miel et parsemées de sésame grillé, croustillant et profondément sucré. Le plakous grec, ancêtre lointain du baklava, se dégustait au moment du vin — et se déposait aussi sur les autels en signe de dévotion.
On me nomme Néa Isis, la Nouvelle Isis, et devant la déesse on ne vient pas les mains vides. Pour elle, et pour mes hôtes au moment du vin, mes serviteurs préparent ce gâteau de fines feuilles que l'on nappe de notre miel le plus clair et que l'on saupoudre de sésame grillé. Romps-en un morceau, étranger : ce qui réjouit les dieux peut bien réjouir les hommes. Mais souviens-toi que la douceur, sur ma table, est aussi une prière.
- •Farine de blé — ce qu'il faut (pâte fine)
- •Miel — en abondance (nappage, liant)
- •Graines de sésame — une poignée (garniture grillée)
- •Huile — un peu (souplesse de la pâte)
Plakous au miel et au sésame
Un gâteau plat de couches fines nappées de miel et parsemées de sésame grillé, croustillant et profondément sucré. Le plakous grec, ancêtre lointain du baklava, se dégustait au moment du vin — et se déposait aussi sur les autels en signe de dévotion.
Pourquoi ce plat ? Cléopâtre se présentait comme la « Nouvelle Isis » et participait au culte de la grande déesse. Les gâteaux au miel comptaient parmi les offrandes douces présentées aux divinités gréco-égyptiennes ; ce plakous, inspiré des galettes sucrées offertes dans les temples, évoque ce lien sacré sans en reproduire le rite.
On me nomme Néa Isis, la Nouvelle Isis, et devant la déesse on ne vient pas les mains vides. Pour elle, et pour mes hôtes au moment du vin, mes serviteurs préparent ce gâteau de fines feuilles que l'on nappe de notre miel le plus clair et que l'on saupoudre de sésame grillé. Romps-en un morceau, étranger : ce qui réjouit les dieux peut bien réjouir les hommes. Mais souviens-toi que la douceur, sur ma table, est aussi une prière.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de blé — ce qu'il faut (pâte fine)
- Miel — en abondance (nappage, liant)
- Graines de sésame — une poignée (garniture grillée)
- Huile — un peu (souplesse de la pâte)
Ingrédients
- Pâte filo (feuilles fines) — 6 feuilles (couches croustillantes)
- Miel — 150 g (sirop de nappage)
- Graines de sésame — 60 g (garniture)
- Beurre fondu ou huile neutre — 50 g (badigeon entre les feuilles)
- Eau — 2 c. à soupe (détente du miel)
Préparation
- Faire griller les graines de sésame à sec dans une poêle jusqu'à ce qu'elles dorent.
- Badigeonner chaque feuille de pâte de beurre fondu et les empiler dans un petit plat.
- Cuire à 170 °C pendant 20 min, jusqu'à ce que le gâteau soit doré et croustillant.
- Tiédir le miel avec l'eau, puis le verser sur le gâteau encore chaud pour qu'il l'imprègne.
- Parsemer aussitôt de sésame grillé et laisser refroidir avant de découper en losanges.
Comment on faisait : Le plakous (πλακοῦς) est l'un des gâteaux les plus cités par les auteurs grecs : couches de pâte, miel, fromage frais ou graines, il se déclinait à l'infini. Le miel était le seul sucre du monde antique, et le sésame, cultivé depuis longtemps en Égypte et en Orient, fournissait huile et graines parfumées. Ces douceurs accompagnaient le vin et servaient d'offrandes votives dans les sanctuaires.
Le twist contemporain : Quelques zestes d'orange et une pincée de cardamome dans le miel rapprochent le plakous de ses cousins moyen-orientaux modernes.
Sources : Athénée de Naucratis, Les Deipnosophistes (recueil de gâteaux grecs) · Andrew Dalby, Siren Feasts: A History of Food and Gastronomy in Greece (1996)
Cléopâtre · Charactorium
