Chef apache du groupe des Chiricahuas, Cochise mena pendant plus de dix ans la résistance armée contre l'armée américaine dans le Sud-Ouest. Figure majeure des guerres apaches, il conclut finalement la paix en 1872.
Cochise(1812 — 1874)
Cochise
États-Unis
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Vers 1861 : l'affaire dite de Bascom déclenche son entrée en guerre contre l'armée américaine
- 1861-1872 : il mène environ onze ans de guérilla contre les troupes américaines dans l'actuel Arizona
- 1872 : il négocie la paix avec le général Oliver Otis Howard, grâce à la médiation de Thomas Jeffords
- 1872 : une réserve chiricahua est créée pour son peuple dans le sud-est de l'Arizona
- 1874 : il meurt de maladie dans les montagnes Dragoon
Œuvres & réalisations
Plus de dix ans de guérilla menée contre l'armée américaine dans le Sud-Ouest, qui fit de Cochise l'une des figures majeures des guerres apaches.
Embuscade tendue avec Mangas Coloradas contre la colonne de Californie ; l'une des plus grandes confrontations des guerres apaches.
Organisation d'un refuge inexpugnable d'où Cochise dirigea sa résistance sans jamais être capturé.
Accord négocié avec le général Howard, mettant fin à la guerre et créant une réserve sur les terres ancestrales chiricahuas.
Obtention d'un territoire pour son peuple avec son ami Thomas Jeffords comme agent, condition posée par Cochise lui-même.
Anecdotes
En 1861, le lieutenant George Bascom accusa à tort Cochise d'avoir enlevé un jeune garçon et le convoqua sous un drapeau de parlement. Comprenant le piège, Cochise trancha la toile de la tente militaire d'un coup de couteau et s'échappa sous les balles. Cet épisode, appelé l'« affaire Bascom », déclencha plus de dix ans de guerre.
Cochise installa son refuge dans un dédale de rochers des monts Dragoon, en Arizona, d'où ses guerriers pouvaient surveiller la plaine et disparaître en un instant. L'endroit était si imprenable que les soldats américains ne réussirent jamais à l'y déloger : on l'appelle aujourd'hui encore le « Cochise Stronghold » (le bastion de Cochise).
En juillet 1862, à la passe d'Apache, Cochise et son beau-père Mangas Coloradas tendirent une embuscade à la colonne de Californie. Les Apaches furent surpris par une arme inédite pour eux : les canons obusiers. Cochise aurait dit que ses hommes auraient pu vaincre les soldats « sans ces wagons qui tirent deux fois » (les canons).
La paix de 1872 fut obtenue grâce à une amitié rare : celle entre Cochise et le porteur de courrier Thomas Jeffords, qui avait osé entrer seul et désarmé dans le camp apache pour négocier la sécurité de ses cavaliers. Cochise n'accepta de traiter avec le général Howard qu'à la condition que Jeffords devienne l'agent de sa réserve.
À sa mort en 1874, les Chiricahuas enterrèrent Cochise en secret dans une crevasse des monts Dragoon, avec son cheval et ses armes. Ils firent ensuite galoper des chevaux sur la tombe pour effacer toute trace : l'emplacement exact reste inconnu à ce jour.
Sources primaires
Quand j'étais jeune, je parcourais tout ce pays, à l'est comme à l'ouest, et je ne voyais d'autre peuple que les Apaches. Après bien des étés, je revins et trouvai une autre race venue prendre cette terre.
Cochise me dit : « Personne ne désire la paix plus que moi. » Il tint parole, et tant qu'il vécut la trêve ne fut jamais rompue de son fait.
Donnez-moi cette terre, celle des Chiricahuas, et que Jeffords soit notre agent : alors la paix tiendra.
Les Apaches occupaient les hauteurs et les sources ; sans l'usage de l'artillerie, le passage de la colonne eût été fort coûteux en vies.
Lieux clés
Massif du sud-est de l'Arizona, cœur du territoire des Apaches Chiricahuas et région de naissance de Cochise. Refuge naturel fait de pics et de canyons.
Col stratégique entre deux chaînes de montagnes, doté de sources d'eau rares dans le désert. Lieu de l'affaire Bascom (1861) et de la bataille de 1862.
Fort américain bâti en 1862 à la passe d'Apache pour en contrôler les sources et combattre Cochise. Symbole de la présence militaire dans l'Apacheria.
Forteresse naturelle de rochers où Cochise établit son camp imprenable et où il fut enterré en secret en 1874. Son nom honore directement le chef apache.
Ville-clé du territoire d'Arizona, base des colons et des autorités américaines. Centre des tensions, proche du massacre de Camp Grant (1871).
Objets typiques

Arc court et puissant, accompagné de flèches à pointes de pierre ou de métal récupéré. Arme silencieuse idéale pour la chasse et les embuscades en terrain montagneux.

Armes à feu obtenues par le commerce, les raids ou prises à l'ennemi. Cochise et ses guerriers s'en équipèrent face à l'armée américaine.

La lance servait au combat rapproché et à la chasse au gros gibier, le couteau à tout faire. C'est avec une lame que Cochise trancha la tente lors de l'affaire Bascom.

Chaussures de cuir souple remontant jusqu'au genou, à semelle renforcée et bout relevé pour protéger des cactus et des rochers. Adaptées aux longues marches dans le désert.

Bande d'étoffe nouée autour du front, portée par les guerriers chiricahuas pour retenir les cheveux longs. Élément distinctif de la tenue apache plutôt que la coiffe à plumes des Plaines.

Monture essentielle à la mobilité des Apaches, leur permettant raids éclairs et fuites rapides. Le cheval de Cochise fut enterré avec lui selon la coutume.

Vannerie serrée fabriquée par les femmes, parfois assez étanche pour transporter l'eau ou cuire des aliments avec des pierres chaudes. Servait aussi à récolter graines et fruits.
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Vie quotidienne
Matin
Au lever du jour, le camp s'éveille autour des feux ; les femmes ranivent les braises et préparent la nourriture. Cochise, en chef, écoute les rapports des éclaireurs revenus de la nuit et discute des déplacements ou des dangers avec les guerriers.
Après-midi
L'après-midi est consacré à la chasse, au dressage des chevaux ou à l'entretien des armes. En temps de guerre, on prépare les raids et les embuscades, en choisissant les itinéraires à travers montagnes et canyons que seuls les Apaches connaissent.
Soir
Le soir, le groupe se rassemble autour du feu ; on partage le repas, on raconte les exploits et les récits du peuple. Les décisions importantes se prennent en conseil, où la parole du chef pèse mais ne s'impose jamais seule.
Alimentation
L'alimentation mêle gibier chassé (cerf, lapin, antilope) et produits de cueillette : graines, fruits du cactus, pignons. Le cœur d'agave (le mescal), longuement rôti dans des fours creusés en terre, est un aliment de base, complété par le maïs obtenu par échange ou raid.
Vêtements
Les hommes portent pagne, chemise de coton ou de peau, mocassins montants en cuir et bandeau autour du front. Les vêtements, souples et résistants, sont adaptés à la marche dans le désert et au climat brûlant le jour, froid la nuit.
Habitat
Les Chiricahuas vivent dans des wickiups, huttes en dôme faites d'une armature de branches couverte d'herbe, de joncs ou de peaux. Légères et vite montées, elles conviennent à un peuple semi-nomade qui se déplace souvent et peut abandonner le camp en cas de danger.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Résistance armée des Chiricahuas
1861-1872
Bataille de la passe d'Apache
juillet 1862
Défense du bastion des monts Dragoon
années 1860
Traité de paix de 1872
octobre 1872
Création de la réserve chiricahua
1872
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Voir aussi
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