La cockatrice est une créature légendaire des bestiaires médiévaux, mi-coq mi-serpent, réputée naître d'un œuf de coq couvé par un crapaud ou un serpent. Proche du basilic, elle passait pour tuer d'un simple regard ou de son souffle venimeux. Elle hante l'imaginaire européen du Moyen Âge jusqu'à la Renaissance.
Cockatrice
Cockatrice
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Apparaît dans les bestiaires européens à partir du XIIe siècle, dérivée du basilic de l'Antiquité
- Décrite comme née d'un œuf pondu par un coq et couvé par un crapaud ou un serpent
- Réputée capable de tuer d'un seul regard ou de son souffle empoisonné
- La belette et le chant du coq passaient pour ses seuls ennemis ou remèdes
- Motif fréquent dans l'héraldique et l'iconographie médiévale et de la Renaissance
Œuvres & réalisations
Fondation antique du mythe : le basilic au regard et au souffle mortels, source de la cockatrice.
Encyclopédie qui transmet le « roi des serpents » à tout l'Occident médiéval.
Manuscrit enluminé majeur où la créature illustre les vices et le pouvoir du mal.
Encyclopédie en français qui diffuse le savoir sur le basilic auprès des laïcs.
Œuvre littéraire majeure qui emploie le mot « cocatrice » et ancre la créature dans la culture anglaise.
Traité naturaliste qui décrit et illustre encore la cockatrice à l'aube de la science moderne.
Anecdotes
Au Moyen Âge, on croyait que la cockatrice naissait d'un œuf pondu par un vieux coq puis couvé par un crapaud ou un serpent sur du fumier. Cette croyance étrange explique son apparence hybride : tête et pattes de coq, corps et queue de serpent ou de dragon.
On disait que le seul moyen de tuer une cockatrice était de lui présenter un miroir : en croisant son propre regard mortel, la créature se foudroyait elle-même. Cette ruse, déjà racontée pour le basilic dans l'Antiquité, a traversé les siècles dans les contes européens.
La belette était réputée être le seul animal capable de résister à la cockatrice. Les bestiaires médiévaux affirmaient que son odeur, ou sa morsure, suffisait à terrasser le monstre, même si la belette mourait souvent dans le combat.
Le chant du coq était considéré comme une arme contre la cockatrice : l'entendre la faisait mourir sur le coup. Les voyageurs médiévaux racontaient parfois emporter un coq pour traverser les régions où l'on craignait la créature.
Le mot anglais « cockatrice » et le français « basilic » ont longtemps désigné la même créature. Au fil des traductions et des copies de bestiaires, les deux figures se sont mêlées, si bien qu'on ne sait plus toujours s'il s'agit d'un coq-serpent ou d'un serpent couronné.
Sources primaires
Le basilic… tue les arbustes non seulement par son contact, mais par son souffle ; il brûle les herbes, brise les pierres : telle est la puissance de son venin.
De la racine du serpent sortira un basilic, et son fruit sera un dragon volant.
Le basilic est appelé roi des serpents, car les autres serpents le craignent et fuient devant lui ; il tue l'homme rien qu'en le regardant.
Il y a un serpent que l'on nomme cocatrice, qui tue les gens par le venin de son regard.
Lieux clés
Lieu où Pline situait le basilic, ancêtre de la cockatrice, dont le venin desséchait la terre.
Ville où un coq fut jugé et brûlé en 1572 pour avoir prétendument pondu un œuf de cockatrice.
Cité d'Isidore de Séville, dont les Étymologies transmirent le mythe du basilic à tout le Moyen Âge.
Conservatoire du célèbre Bestiaire d'Aberdeen, où la créature est richement enluminée.
Lieux sombres et humides où l'imaginaire populaire imaginait nicher la cockatrice et son regard mortel.





