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Colette à table
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Colette à table

1873 — 1954

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Du mâchon bourguignon au souper de la treille
La table de Colette n'a jamais connu la sage colonne entrée-plat-dessert. Elle suit le rythme de deux terroirs aimés : le mâchon du matin en Puisaye (casse-croûte copieux et arrosé qu'on prend debout, vers onze heures, entre deux travaux), le repas de terroir où l'on partage un grand plat unique, le goûter de jardin cueilli à même les arbustes, les apéritifs et conserves « maison » qu'on tire du cellier, et enfin le souper léger et parfumé des soirs de Provence, à l'ombre du muscat de Saint-Tropez. On mange selon la saison et l'heure, pas selon l'étiquette.
Signature : La truffe, mangée sans avarice
L'ingrédient-fétiche de Colette, qui lui a consacré des pages entières. Pour elle, la truffe ne se traite pas en lamelles chiches au-dessus d'un plat : on la mange entière, généreusement, ou pas du tout. Son parfum de terre noire et de sous-bois humide signe les jours de fête, en écho aux marchés du Périgord et de Bourgogne qu'elle traversait.
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Colette à table

1873 — 1954

5 recettes d’époque