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Vin de noix de la Saint-Jean
Pourquoi ce plat ? Dans les maisons de campagne bourguignonnes comme celle de Sido, on préparait soi-même ses apéritifs avec ce que donnait le jardin. Les noix vertes cueillies à la Saint-Jean (24 juin), encore tendres, donnaient ce vin sombre et amer qu'on laissait vieillir au cellier — exactement le genre de geste de terroir que Colette chérissait.
Une liqueur de ménage où des noix vertes coupées macèrent dans le vin rouge, l'eau-de-vie et le sucre avec un peu d'épices, avant d'être filtrée et mise en bouteille. Apéritif maison, sombre, sucré et joliment amer.
Il faut cueillir les noix vertes vers la Saint-Jean, quand l'écale est si tendre qu'une épingle la traverse encore ; après, il est trop tard, le bois s'y met. On les coupe en quatre — les doigts en restent noirs huit jours, tant pis — et on les noie dans le vin avec du sucre, un doigt d'eau-de-vie, un bâton de cannelle. Puis l'on oublie le bocal au fond du cellier, à l'ombre fraîche, tout l'été et tout l'automne. Quand vient l'hiver, on tire ce breuvage couleur d'encre, amer et chaud à la fois, et l'on songe au soleil de juin qu'on y a mis en bouteille.
- •Noix vertes (cueillies vers le 24 juin) — une vingtaine (amertume et couleur)
- •Vin rouge — plusieurs litres (base)
- •Eau-de-vie — un verre (force et conservation)
- •Sucre — à volonté (douceur)
- •Cannelle, zeste d'orange, clou de girofle — selon goût (épices)
Vin de noix de la Saint-Jean
Une liqueur de ménage où des noix vertes coupées macèrent dans le vin rouge, l'eau-de-vie et le sucre avec un peu d'épices, avant d'être filtrée et mise en bouteille. Apéritif maison, sombre, sucré et joliment amer.
Pourquoi ce plat ? Dans les maisons de campagne bourguignonnes comme celle de Sido, on préparait soi-même ses apéritifs avec ce que donnait le jardin. Les noix vertes cueillies à la Saint-Jean (24 juin), encore tendres, donnaient ce vin sombre et amer qu'on laissait vieillir au cellier — exactement le genre de geste de terroir que Colette chérissait.
Il faut cueillir les noix vertes vers la Saint-Jean, quand l'écale est si tendre qu'une épingle la traverse encore ; après, il est trop tard, le bois s'y met. On les coupe en quatre — les doigts en restent noirs huit jours, tant pis — et on les noie dans le vin avec du sucre, un doigt d'eau-de-vie, un bâton de cannelle. Puis l'on oublie le bocal au fond du cellier, à l'ombre fraîche, tout l'été et tout l'automne. Quand vient l'hiver, on tire ce breuvage couleur d'encre, amer et chaud à la fois, et l'on songe au soleil de juin qu'on y a mis en bouteille.
Ingrédients (version d’époque)
- Noix vertes (cueillies vers le 24 juin) — une vingtaine (amertume et couleur)
- Vin rouge — plusieurs litres (base)
- Eau-de-vie — un verre (force et conservation)
- Sucre — à volonté (douceur)
- Cannelle, zeste d'orange, clou de girofle — selon goût (épices)
Ingrédients
- Noix vertes entières — 20 pièces, coupées en quartiers (amertume et couleur)
- Vin rouge fruité — 2 litres (base)
- Eau-de-vie (40°) — 25 cl (force et conservation)
- Sucre — 400 g (douceur)
- Bâton de cannelle — 1 (épice chaude)
- Zeste d'orange — 1 (agrume)
- Clous de girofle — 2 (épice)
Préparation
- Couper les noix vertes en quartiers (porter des gants : le jus tache durablement).
- Réunir dans un grand bocal les noix, le vin rouge, l'eau-de-vie, le sucre et les épices ; remuer pour dissoudre le sucre.
- Fermer et laisser macérer au frais et à l'abri de la lumière pendant 6 à 8 semaines, en remuant de temps en temps.
- Filtrer à travers un linge fin, mettre en bouteilles bien propres.
- Laisser encore vieillir quelques mois avant de servir frais, à l'apéritif, en petit verre.
Comment on faisait : Le vin de noix était une liqueur paysanne de toute la France rurale, préparée en famille à date fixe — souvent la Saint-Jean d'été, seul moment où la noix est encore verte et tendre. Chaque maison avait sa recette, ajustant sucre, épices et eau-de-vie selon le goût et la cave.
Le twist contemporain : Le servir sur un gros glaçon avec un zeste d'orange frais, en apéritif « vintage » à la mode des guinguettes.
Colette · Charactorium





