La carte de Colette
La pièce de fête du souper

Truffe entière cuite au champagne

FestifDocumentée🍄moyen50 min

Une grosse truffe noire enveloppée de fines bardes de lard, arrosée de champagne ou de vin de paille, cuite doucement en papillote et mangée telle quelle, à la cuillère, dans son jus parfumé.

La pièce de fête du souper

Une grosse truffe noire enveloppée de fines bardes de lard, arrosée de champagne ou de vin de paille, cuite doucement en papillote et mangée telle quelle, à la cuillère, dans son jus parfumé.

Que l'on ne me parle pas de ces lamelles chiches, posées par charité sur un plat pour faire croire au luxe : la truffe se mange en bonne quantité ou ne se mange pas du tout. Je la veux entière, ronde et noire comme une petite planète de terre, enrobée de lard et mouillée d'un verre de champagne. On la laisse rêver à couvert, sans la brusquer, et l'on respire d'abord ce parfum de sous-bois mouillé avant d'y porter la cuillère. C'est, je vous l'assure, le seul diamant qui se mange.
Colette
Ingrédients
  • Truffe noire fraîcheune grosse pièce par convive (vedette absolue)
  • Bardes de lardde quoi envelopper (graisse protectrice et parfum)
  • Champagne ou vin de pailleun verre (humidité aromatique)
  • Selune pincée (assaisonnement)
Comment on faisait : Au temps de Colette, la truffe était abondante et bien moins coûteuse qu'aujourd'hui ; on la cuisait volontiers entière « sous la cendre », enfouie dans le foyer enveloppée de lard et de papier. C'était un mets de saison hivernale, servi généreusement dans les bonnes maisons du Périgord et de Bourgogne.
Sources : Colette, Prisons et Paradis (1932), texte « La truffe »