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Œufs en meurette
Pourquoi ce plat ? Colette a grandi à Saint-Sauveur-en-Puisaye, au cœur de la Bourgogne, dans la cuisine de sa mère Sido où le vin rouge entrait dans presque tout. Les œufs pochés dans une sauce au vin sont le plat de campagne par excellence de son enfance, simple et savoureux comme elle les aimait.
Des œufs mollets pochés directement dans un vin rouge de Bourgogne réduit, lié au beurre et garni de lardons et d'oignons, servis sur une tranche de pain frottée d'ail. Un plat rustique où le vin du terroir devient sauce.
Chez nous, en Puisaye, on n'aurait jamais songé à gâcher une bouteille entamée : elle finissait dans la poêle, à mijoter avec un peu de lard et d'oignon, jusqu'à devenir noire et veloutée. J'y glissais mes œufs tout frais, ceux dont le jaune tremble encore, et je les laissais à peine prendre dans ce vin chaud. On frotte le pain d'une gousse d'ail, on nappe, et l'on mange debout, le matin, avec un verre du même cru. Croyez-moi, rien ne réveille mieux un corps que cette sauce sombre qui sent la vigne et la cheminée.
- •Œufs très frais — quelques-uns (cœur du plat)
- •Vin rouge de Bourgogne — une bouteille entamée (base de la sauce)
- •Lard fumé — une tranche épaisse (fond gras et fumé)
- •Oignons — une poignée (douceur)
- •Beurre et farine — selon besoin (liaison)
- •Ail — une gousse (parfum du pain)
- •Pain de campagne rassis — des tranches (support)
- •Bouquet garni — un (aromates)
Œufs en meurette
Des œufs mollets pochés directement dans un vin rouge de Bourgogne réduit, lié au beurre et garni de lardons et d'oignons, servis sur une tranche de pain frottée d'ail. Un plat rustique où le vin du terroir devient sauce.
Pourquoi ce plat ? Colette a grandi à Saint-Sauveur-en-Puisaye, au cœur de la Bourgogne, dans la cuisine de sa mère Sido où le vin rouge entrait dans presque tout. Les œufs pochés dans une sauce au vin sont le plat de campagne par excellence de son enfance, simple et savoureux comme elle les aimait.
Chez nous, en Puisaye, on n'aurait jamais songé à gâcher une bouteille entamée : elle finissait dans la poêle, à mijoter avec un peu de lard et d'oignon, jusqu'à devenir noire et veloutée. J'y glissais mes œufs tout frais, ceux dont le jaune tremble encore, et je les laissais à peine prendre dans ce vin chaud. On frotte le pain d'une gousse d'ail, on nappe, et l'on mange debout, le matin, avec un verre du même cru. Croyez-moi, rien ne réveille mieux un corps que cette sauce sombre qui sent la vigne et la cheminée.
Ingrédients (version d’époque)
- Œufs très frais — quelques-uns (cœur du plat)
- Vin rouge de Bourgogne — une bouteille entamée (base de la sauce)
- Lard fumé — une tranche épaisse (fond gras et fumé)
- Oignons — une poignée (douceur)
- Beurre et farine — selon besoin (liaison)
- Ail — une gousse (parfum du pain)
- Pain de campagne rassis — des tranches (support)
- Bouquet garni — un (aromates)
Ingrédients
- Œufs — 4 (cœur du plat)
- Vin rouge corsé (Bourgogne) — 50 cl (base de la sauce)
- Lardons fumés — 100 g (fond gras et fumé)
- Oignon — 1 gros, émincé (douceur)
- Beurre — 40 g (dont moitié en beurre manié) (liaison et brillant)
- Farine — 1 c. à soupe (liaison)
- Ail — 1 gousse (parfum du pain)
- Pain de campagne — 4 tranches (support)
- Vinaigre, sel, poivre, bouquet garni — selon goût (assaisonnement et pochage)
Préparation
- Faire revenir les lardons et l'oignon émincé dans un peu de beurre jusqu'à coloration, puis verser le vin rouge avec le bouquet garni et laisser réduire de moitié à feu doux.
- Filtrer la sauce si on la veut lisse, puis la lier avec le beurre manié (beurre + farine malaxés) pour l'épaissir ; rectifier sel et poivre.
- Pocher les œufs 3 minutes dans une eau frémissante vinaigrée, les égoutter sur un linge.
- Toaster les tranches de pain et les frotter à l'ail.
- Déposer un œuf poché sur chaque tranche, napper généreusement de sauce meurette bien chaude et parsemer des lardons réservés.
Comment on faisait : En Bourgogne, la meurette désignait toute sauce au vin rouge servie sur des œufs, du poisson ou de la cervelle. On utilisait le vin du tonneau, jamais le meilleur : c'était une cuisine d'économie paysanne qui transformait un reste en plat de fête modeste.
Le twist contemporain : Servir l'œuf dans une petite cocotte individuelle, sauce nappante miroir et croûtons à l'ail piqués debout, comme un clin d'œil au mâchon revisité.
Colette · Charactorium





