Footballeur argentin considéré comme l'un des plus grands joueurs de l'histoire. Meneur de jeu d'exception, il a mené l'Argentine à la victoire lors de la Coupe du monde 1986. Devenu une icône populaire mondiale, sa carrière fut marquée par le génie et les excès.
Diego Maradona(1960 — 2020)
Diego Maradona
Argentine
6 min de lecture
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né le 30 octobre 1960 à Lanús, près de Buenos Aires (Argentine)
- Remporte la Coupe du monde 1986 avec l'Argentine, marquant la « main de Dieu » et le « but du siècle » contre l'Angleterre
- Mène le SSC Naples à deux titres de champion d'Italie (1987, 1990), exploit historique pour le club
- Sa carrière est entachée de contrôles antidopage positifs et de problèmes d'addiction
- Meurt le 25 novembre 2020 à Tigre (Argentine), provoquant un deuil national
Œuvres & réalisations
Capitaine et meilleur joueur du tournoi, il porte presque à lui seul l'Argentine au titre mondial au Mexique.
Un slalom de 60 mètres en éliminant cinq adversaires, élu plus beau but de l'histoire des Coupes du monde par la FIFA.
Il offre au club napolitain son premier titre de champion d'Italie, un exploit historique pour le sud du pays.
Un deuxième titre de champion d'Italie qui scelle son statut de légende absolue à Naples.
Victoire en Coupe UEFA, premier trophée européen et seul titre continental du club napolitain.
Il mène une Argentine diminuée jusqu'en finale, battue de justesse par l'Allemagne de l'Ouest.
Récit de sa vie où il raconte sans détour son ascension, sa gloire et ses combats personnels.
Anecdotes
Le 22 juin 1986, en quart de finale de la Coupe du monde contre l'Angleterre, Maradona marque deux buts en quatre minutes qui resteront légendaires. Le premier, illégal, est inscrit du poing : il l'appellera plus tard « la main de Dieu ». Le second, où il dribble la moitié de l'équipe anglaise sur 60 mètres, sera élu « but du siècle » par la FIFA.
Enfant pauvre du quartier de Villa Fiorito, dans la banlieue de Buenos Aires, le petit Diego reçoit un ballon en cuir à trois ans et ne le quitte plus. Adolescent, il jongle déjà avec une balle à la mi-temps des matchs professionnels pour épater le public.
Lorsqu'il signe à Naples en 1984, près de 75 000 supporters l'accueillent au stade San Paolo pour sa simple présentation. Il y devient un véritable demi-dieu en offrant au club ses deux seuls titres de champion d'Italie (1987 et 1990), dans un sud italien longtemps méprisé par le nord riche.
Sa carrière fut assombrie par les excès : contrôlé positif à la cocaïne en 1991 puis à l'éphédrine lors de la Coupe du monde 1994, il fut suspendu et exclu. Il lutta contre l'addiction le reste de sa vie, devenant un symbole tragique du génie brisé par la célébrité.
À sa mort le 25 novembre 2020, l'Argentine décrète trois jours de deuil national. Des millions de personnes pleurent celui qu'on surnommait « El Pibe de Oro » (« le gamin en or »), et son cercueil est exposé au palais présidentiel de la Casa Rosada.
Sources primaires
Le but a été marqué un peu avec la tête de Maradona et un peu avec la main de Dieu.
Avec quel cœur tu as joué, mon Dieu... La balle, je l'avais collée au pied, je la sentais comme une partie de moi-même.
J'ai commis des erreurs et je les ai payées, mais le ballon ne se salit jamais.
Lieux clés
Quartier pauvre de la banlieue sud de Buenos Aires où Maradona a grandi dans la précarité. C'est là, sur les terrains vagues, qu'il forge son talent.
Théâtre de ses exploits lors de la Coupe du monde 1986, dont le quart de finale contre l'Angleterre. Il y soulève le trophée mondial.
Antre du SSC Naples où il devint une idole vénérée du sud de l'Italie. Le stade a été rebaptisé à son nom après sa mort en 2020.
Stade mythique de Boca Juniors, le club de son cœur, où il joua ses débuts et son dernier match. Un lieu vibrant du football argentin populaire.
Ville de la banlieue nord de Buenos Aires où Maradona s'est éteint le 25 novembre 2020. Sa mort y provoque une onde de choc mondiale.
Objets typiques

Le légendaire maillot bleu et blanc de l'Argentine floqué du numéro 10, devenu le symbole du meneur de jeu de génie. Il a immortalisé ce numéro au point qu'il est aujourd'hui associé à son nom.

Compagnon de toujours, depuis le ballon offert à ses trois ans dans le bidonville de Villa Fiorito. Il le décrivait comme un prolongement de son propre corps.

Crampons de cuir indispensables au dribble et à la frappe sur les pelouses. Celles qu'il portait lors du « but du siècle » de 1986 sont devenues des reliques sportives.

La coupe en or brandie au stade Azteca de Mexico en 1986, point culminant de sa carrière. Elle récompense le titre suprême du football mondial.

Le brassard qu'il portait au bras en menant l'Argentine, incarnation de son rôle de leader sur le terrain. Il symbolisait l'autorité et la responsabilité du capitaine.
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Vie quotidienne
Matin
Au sommet de sa carrière, ses matinées commençaient par des soins et de la kinésithérapie pour entretenir un corps soumis à rude épreuve. Suivaient les entraînements collectifs où il enchaînait jonglages et exercices techniques sous les yeux des supporters.
Après-midi
Les après-midis étaient rythmés par les séances tactiques, les conférences de presse et les innombrables sollicitations médiatiques. Star planétaire, il ne pouvait sortir sans être assailli par une foule d'admirateurs.
Soir
Les soirées d'avant-match étaient consacrées au repos et à la concentration. Mais dans les périodes les plus troubles de sa vie, elles basculaient parfois dans la fête et les excès, qui mineront sa santé.
Alimentation
Sportif de haut niveau, il devait suivre des régimes stricts pour rester performant, ce qui lui coûtait car il aimait la cuisine généreuse argentine et italienne. Les pâtes, l'asado (grillades) et la viande de bœuf faisaient partie de ses plaisirs.
Vêtements
Sur le terrain, il portait l'emblématique maillot floqué du numéro 10 et des crampons. En ville, il affectionnait survêtements de marque, chaînes et montres dorées, affichant un style populaire et flamboyant.
Habitat
Né dans une cabane modeste d'un bidonville, il connut ensuite le luxe des grandes villas de Naples et de Buenos Aires. Ce passage extrême de la misère à la richesse marqua profondément sa vie.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Victoire à la Coupe du monde 1986
1986
Le « but du siècle » contre l'Angleterre
22 juin 1986
Premier Scudetto du SSC Naples
1987
Second Scudetto avec Naples
1990
Coupe UEFA avec Naples
1989
Finale de la Coupe du monde 1990
1990
Autobiographie « Yo soy el Diego »
2000





