Astronome et scientifique anglais du XVIIe-XVIIIe siècle, il est célèbre pour avoir calculé l'orbite de la comète qui porte son nom et prédit son retour. Ami et mécène de Newton, il joua un rôle essentiel dans la publication des Principia Mathematica.
Edmond Halley(1656 — 1742)
Edmond Halley
royaume de Grande-Bretagne, royaume d'Angleterre
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Questions fréquentes
Faits marquants
- 1656 : naissance à Haggerston, Angleterre
- 1676 : catalogue de 341 étoiles de l'hémisphère sud depuis l'île Sainte-Hélène
- 1687 : finance et supervise la publication des Principia Mathematica de Newton
- 1705 : prédit le retour de la comète de 1682, qui prendra son nom (comète de Halley, période ~76 ans)
- 1742 : mort à Greenwich ; la comète revient en 1758, confirmant sa prédiction
Œuvres & réalisations
Premier catalogue précis des étoiles de l'hémisphère sud, contenant 341 positions stellaires mesurées à Sainte-Hélène. Ce travail pionniste lui valut le surnom de 'Tycho Brahe du Sud' et une élection immédiate à la Royal Society.
Halley convainquit Newton de publier son œuvre maîtresse, en assura la relecture, la mise en forme et finança l'impression sur ses deniers personnels. Sans lui, cette révolution scientifique aurait pu rester dans les tiroirs de Newton.
Première carte mondiale des déclinaisons magnétiques, fruit de ses expéditions dans l'Atlantique. Elle permit aux navigateurs du XVIIIe siècle de corriger leurs boussoles et de déterminer leur position en mer avec une précision nouvelle.
Étude comparative de vingt-quatre comètes historiques dans laquelle Halley démontra que les comètes de 1531, 1607 et 1682 sont une seule et même comète à orbite périodique, et prédit son retour pour 1758, confirmé 16 ans après sa mort.
Mémoire dans lequel Halley proposa d'utiliser le transit de Vénus devant le Soleil pour calculer la distance Terre-Soleil par parallaxe. Ses instructions guidèrent les astronomes lors des transits de 1761 et 1769, ouvrant une ère de mesures cosmiques précises.
Tables de la position de la Lune compilées par Halley durant ses années à Greenwich, publiées après sa mort. Elles constituèrent une référence essentielle pour la navigation astronomique tout au long du XVIIIe siècle.
Anecdotes
En 1687, Isaac Newton hésitait à publier ses travaux par manque de fonds et par crainte des controverses. Edmond Halley prit la décision remarquable de financer lui-même, sur sa propre fortune, l'impression des Principia Mathematica. Sans ce geste, l'une des œuvres les plus importantes de l'histoire des sciences n'aurait peut-être jamais vu le jour.
En 1705, Halley publia une étude comparant les orbites de plusieurs comètes observées entre 1337 et 1698. Il remarqua que les comètes de 1531, 1607 et 1682 avaient des trajectoires presque identiques et en conclut qu'il s'agissait du même astre revenant tous les 75-76 ans environ. Il prédit son retour pour 1758 — soit seize ans après sa propre mort — et cette prédiction se révéla exacte, confirmant brillamment la loi de la gravitation universelle de Newton.
À tout juste 20 ans, Halley quitta Oxford avant d'obtenir son diplôme pour s'embarquer vers l'île de Sainte-Hélène, dans l'Atlantique Sud. Il y passa presque deux ans à observer le ciel austral, cataloguant 341 étoiles invisibles depuis l'Europe. À son retour en 1678, il fut surnommé le 'Tycho Brahe du Sud' et élu à la Royal Society à seulement 22 ans.
Halley inventa un des premiers scaphandres autonomes pratiques : une cloche de plongée en bois renforcé, équipée de barils d'air comprimé envoyés depuis la surface. En 1691, il descend lui-même à 18 mètres de profondeur dans la Tamise et y reste plus d'une heure. Cette invention ouvrit la voie aux premières explorations sous-marines et aux travaux de récupération d'épaves.
Halley fut l'un des premiers scientifiques à tenter de mesurer la distance Terre-Soleil. Il proposa d'observer le transit de Vénus devant le Soleil depuis différents points du globe pour calculer cette distance par parallaxe. Sachant qu'il ne vivrait pas assez longtemps pour voir le transit suivant (prévu en 1761), il rédigea des instructions détaillées à l'intention des astronomes futurs, dans une sorte de message posthume scientifique.
Sources primaires
En comparant les éléments orbitaux de vingt-quatre comètes observées entre 1337 et 1698, je suis parvenu à la conclusion que les comètes de 1531, 1607 et 1682 ne sont qu'un seul et même astre revenant périodiquement. Je prédis donc avec confiance son retour aux environs de l'année 1758.
Ce catalogue présente les positions de trois cent quarante et une étoiles de l'hémisphère austral, observées à l'île de Sainte-Hélène entre 1676 et 1678 au moyen d'un sextant à lunette de 5 pieds et demi de rayon.
Les variations de la pression atmosphérique observées à différentes altitudes semblent suivre une loi régulière qui permettrait, si elle était mieux connue, de déduire l'altitude d'un lieu par la simple lecture du baromètre.
Voici enfin, lecteur bienveillant, le fruit des plus profondes méditations du très célèbre Newton. Puissent les mortels, qui lisent ces pages, reconnaître la grandeur de l'esprit humain et la gloire du génie anglais.
Cette carte générale de la déclinaison magnétique, fondée sur mes propres observations en mer lors de mes voyages de 1698 à 1700, est destinée à guider les navigateurs dans la correction de leurs instruments et la détermination de leur longitude.
Lieux clés
Quartier de l'est de Londres où Edmond Halley naquit en 1656, dans une famille prospère. Cette ville en plein essor intellectuel, marquée par la fondation de la Royal Society en 1660, façonna sa vocation scientifique.
Île volcanique isolée au milieu de l'Atlantique où Halley séjourna de 1676 à 1678 pour observer le ciel austral. C'est là qu'il établit son catalogue de 341 étoiles et acquit sa réputation internationale d'astronome.
Institution fondée en 1675 dont Halley devint le second directeur (Astronome Royal) en 1720. Il y passa les vingt dernières années de sa vie à perfectionner les tables lunaires indispensables à la navigation.
Halley y étudia à Queen's College à partir de 1673 avant de partir pour Sainte-Hélène sans terminer son diplôme. Il y revint comme professeur titulaire de la chaire Savilian de géométrie de 1703 à 1742.
Halley commanda le navire Paramour lors de deux expéditions scientifiques dans l'Atlantique, collectant des données magnétiques de l'Arctique à l'Antarctique. Ces voyages aboutirent à la première carte mondiale de la déclinaison magnétique.
Objets typiques

Instrument optique utilisant des miroirs plutôt que des lentilles pour observer les astres avec moins d'aberrations chromatiques. Halley l'utilisait nuit après nuit pour mesurer les positions des étoiles et observer les comètes.

Instrument de précision permettant de mesurer les angles entre deux objets célestes. Halley s'en servit à Sainte-Hélène pour établir son célèbre catalogue des étoiles australes avec une précision inégalée à l'époque.

Tube de verre rempli de mercure mesurant la pression atmosphérique. Halley fut l'un des premiers à étudier les variations barométriques en altitude et à les relier aux conditions météorologiques.

Caisson en bois et métal alimenté en air comprimé, conçu et amélioré par Halley pour permettre aux hommes de travailler sous l'eau. Il l'utilisa personnellement dans la Tamise et proposa de l'employer pour renflouer des épaves.

Instrument de navigation indispensable en mer, mais sujet aux variations de la déclinaison magnétique selon les régions du globe. Halley consacra plusieurs expéditions à mesurer ces variations pour établir ses fameuses cartes magnétiques.

Halley publia les premières cartes isogoniques mondiales (lignes reliant les points de même déclinaison magnétique), véritables révolutions pour la navigation hauturière au XVIIIe siècle.

Tables imprimées indiquant les positions futures des planètes et des étoiles à des dates précises. Halley les utilisait pour planifier ses observations et comparer ses mesures avec les prédictions théoriques.
Programmes scolaires
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Vie quotidienne
Matin
Halley se levait avant l'aube pour profiter des dernières heures de nuit propices aux observations. Après une nuit de veille à l'observatoire, il consignait méticuleusement ses mesures dans ses cahiers de notes, corrigeait les calculs de la veille et répondait à la correspondance scientifique qui lui parvenait de toute l'Europe.
Après-midi
L'après-midi était consacré aux calculs mathématiques, souvent de longue haleine : réduction des données observationnelles, comparaison avec les éphémérides, travail sur ses tables astronomiques. Il recevait aussi des visiteurs, collègues de la Royal Society, officiers de marine ou philosophes naturels de passage à Londres ou Greenwich.
Soir
Au crépuscule, Halley retournait à son télescope pour les premières observations nocturnes, chronométrant le passage des étoiles au méridien à l'aide de son horloge de précision. À Greenwich, il dînait sobrement avec sa famille avant de reprendre ses observations jusqu'à ce que les nuages ou la fatigue l'en empêchent.
Alimentation
Comme la plupart des Anglais aisés de son époque, Halley consommait du bœuf rôti, des puddings, du pain de froment, des légumes bouillis et de la bière légère au quotidien. Lors de ses expéditions en mer, il partageait les vivres des marins : biscuits de mer, viande salée, pois secs et eau de pluie collectée.
Vêtements
En tant que gentleman scientifique et officier royal, Halley portait une perruque poudrée, une redingote en drap de laine, des culottes bouffantes, des bas de soie et des souliers à boucle d'argent pour les occasions officielles. Dans son observatoire, il troquait ces habits formels contre une robe de chambre longue et des bonnet de nuit pour les longues nuits d'observation.
Habitat
Halley résida dans plusieurs logements londoniens avant d'occuper la maison attenante à l'Observatoire Royal de Greenwich à partir de 1720. Ce logement de fonction offrait un accès direct aux instruments de l'observatoire et une vue dégagée sur la Tamise et les chantiers navals de Deptford, symboles de la puissance maritime britannique qu'il servit par ses cartes et ses tables.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Catalogus Stellarum Australium
1679
Principia Mathematica de Newton (édition et financement)
1687
A New and Correct Chart Shewing the Variations of the Compass
1701
Astronomiae Cometicae Synopsis
1705
Methodus singularis qua Solis Parallaxis... determinari poterit
1716
Tables astronomiques lunaires (Tabulae Astronomicae)
1749 (posthume)






