Le repas russe émigré : zakouski, soupe et le thé sans fin
À la table d'Elsa Triolet, on retrouve la structure du repas russe transplantée à Paris : d'abord les zakouski (petits hors-d'œuvre salés et marinés posés tous ensemble sur la table, à picorer en buvant), puis une soupe-socle qui tient lieu de plat principal, et enfin — surtout — le thé du samovar, servi à toute heure avec des confitures et des douceurs. Le repas n'a pas de fin nette : il glisse vers la conversation autour du verre de thé brûlant, habitude slave qu'Elsa garda toute sa vie même en plein Montparnasse.
Signature : La smetana et l'aneth
La crème aigre épaisse (smetana) et l'aneth frais sont la double signature de cette cuisine russe : on en couronne les blinis, on en blanchit le bortsch, on en parfume les marinades. Cette acidité lactée et cette fraîcheur herbacée distinguent immédiatement une table slave d'une table française, et Elsa les conserva comme un fil tendu vers la Moscou de son enfance.
Elsa Triolet à table
1896 — 1970
5 recettes d’époque
🧂
FestifBlinis de sarrasin au hareng et à la smetana
Zakouska (hors-d'œuvre de la table russe)
🧂 🍄 🫙· 45 min (+ 1 h 30 de levée)
Voir la recette
☕
BoissonLe thé du samovar à la confiture de cerises
Tchaï (le thé russe, moment central de la table)
☕ 🍯· 20 min (+ 40 min pour la confiture)
Voir la recette
🍋
QuotidienBortsch à la betterave et à l'aneth
Pervoïe (la soupe-socle, premier service chaud du repas russe)
🍋 🧂· 1 h 15 (hors bouillon)
Voir la recette
🍋
ConservationConcombres malossol au sel et à l'aneth
Zakouska de conserve (les marinades de la réserve russe)
🍋 🫙 🧂· 30 min (+ 3 à 5 jours de fermentation)
Voir la recette
🍯
FestifVatrouchka au fromage blanc et aux raisins secs
Douceur du thé (l'accompagnement sucré du samovar)
🍯 🫙· 50 min (+ 1 h 30 de levée)
Voir la recette