Te kai — le repas partagé du marae
La cuisine maorie qu'Elsdon Best a observée n'obéit pas à la grille entrée-plat-dessert. Le repas (kai) est communautaire : on rassemble les fruits du jardin (kūmara, plus tard pommes de terre et maïs), de la forêt (oiseaux, baies, racines) et de la mer ou des rivières (poisson, anguille), souvent cuits ensemble dans un four de terre. La règle souveraine est le manaakitanga, l'hospitalité : nourrir abondamment l'hôte honore la tribu. On ne sert pas des plats successifs mais une abondance partagée, posée sur des nattes de lin tressé, mangée à la main, le thé du colon accompagnant désormais presque tous les repas.
Signature : Le kūmara (patate douce)
Apporté en Aotearoa par les pirogues polynésiennes bien avant les Européens, le kūmara est le cœur du garde-manger maori. Best l'a vu cultivé, célébré par des rites, et surtout conservé dans les pātaka, ces greniers sur pilotis qu'il a dessinés dans ses carnets. Sucré, réconfortant, il relie le jardin, la fête et le voyage.
Elsdon Best à table
1856 — 1931
5 recettes d’époque
🧂
FestifHāngī, le festin du four de terre
Hākari (festin communautaire)
🧂 🍄· 3 h 45
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🫙
QuotidienRēwena parāoa, le pain au levain de pomme de terre
Parāoa (le pain quotidien)
🫙 🧂· 24 h (dont fermentation) + 40 min de cuisson
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🫙
ConservationKānga wai, le maïs des eaux dormantes
Kai pirau (mets fermenté)
🫙 🍋· 3 à 6 semaines (fermentation) + 20 min de cuisson
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🍯
VoyageKāuru, la douceur du tī kōuka
Ō (provision sucrée de voyage)
🍯· 45 min
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☕
RemèdeInfusion de kawakawa, le réconfort du bush
Inu rongoā (boisson de soin), inspirée des rongoā māori
☕ 🌶️· 10 min
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