Le repas bourgeois parisien du XIXe siècle
À la table de Delacroix, on suit l'ordonnance discrète de la bourgeoisie parisienne romantique : un potage clair pour ouvrir, un plat de viande ou de volaille servi avec ses légumes, puis un entremets sucré ou un fruit. Tout y est mesuré, élégant, sans ostentation — un repas que sa santé fragile et sa gouvernante Jenny veillaient à garder léger. Mais cette sobriété parisienne est traversée, dès 1832, par le souvenir éclatant du Maroc : les épices, le miel et la couleur des tables de Meknès et de Tanger viennent y semer un parfum d'Orient.
Signature : Le safran et les épices du voyage marocain
En 1832, le voyage au Maroc bouleverse la palette du peintre — et son imaginaire des saveurs. Le safran, la cannelle et l'eau de fleur d'oranger deviennent, dans nos recettes, l'équivalent gustatif de ce choc de lumière : un fil rouge entre la sobriété parisienne et l'éblouissement oriental qui changea son art.
Eugène Delacroix à table
1798 — 1863
4 recettes d’époque
🧂
QuotidienPotage Crécy à la parisienne
Le potage (entrée liquide du repas bourgeois)
🧂 🍄· 50 min
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🧂
FestifPoularde aux navets glacés
Le plat de résistance (cœur du repas reçu)
🧂 🍄· 1 h 40
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🍯
VoyageTajine d'agneau aux pruneaux et au safran
Le tajine (plat-socle de la table marocaine, partagé au centre)
🍯 🌶️ 🧂· 2 h 15
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🍯
RemèdeTisane de thym au miel
La tisane du soir (remède domestique, hors repas)
🍯 ☕· 10 min
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