Eugenie Clark(1922 — 2015)
Eugenie Clark
États-Unis
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Eugénie Clark (1922-2015) est une ichtyologue américaine, pionnière de la plongée scientifique et spécialiste mondiale des requins. Surnommée « la Dame des requins », elle a transformé l'image de ces prédateurs et fait progresser l'étude des poissons.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Née en 1922 à New York d'une mère japonaise-américaine, passionnée d'aquarium dès l'enfance.
- Obtient un doctorat en zoologie à l'Université de New York en 1950.
- Fonde en 1955 le laboratoire qui deviendra le Mote Marine Laboratory en Floride.
- Mène des recherches montrant la capacité d'apprentissage des requins, bousculant leur image de simples machines à tuer.
- Poursuit plongées et recherches jusqu'à plus de 90 ans, décédée en 2015.
Œuvres & réalisations
Création de son propre laboratoire en Floride, devenu un institut de recherche océanographique de premier plan.
Autobiographie à grand succès qui fit connaître ses aventures de plongeuse et de biologiste auprès du grand public.
Démonstration scientifique que les requins peuvent apprendre, brisant l'image du prédateur stupide.
Récit de la vie de son laboratoire et de ses recherches sur le comportement des requins.
Mise en évidence d'une toxine naturelle (la pardaxine) qui fait fuir les requins, ouvrant des pistes de protection des plongeurs.
Une douzaine d'articles, dont « Sharks: Magnificent and Misunderstood » (1981), qui transformèrent le regard du public sur les requins.
Plusieurs espèces (portant l'épithète clarki ou clarkae) furent baptisées d'après elle, reconnaissance de son apport à l'ichtyologie.
Anecdotes
Petite fille, Eugénie passait ses samedis seule à l'Aquarium de New York, à Battery Park, pendant que sa mère travaillait. Le nez collé à la vitre, elle s'imaginait marchant parmi les poissons, de l'autre côté du verre. Cette fascination d'enfance décida de toute sa vie.
Pour prouver que les requins ne sont pas de simples machines à tuer, elle dressa des requins-citrons dans son laboratoire de Floride : ils apprenaient à pousser une cible avec leur museau pour obtenir de la nourriture. Ses expériences montrèrent que ces prédateurs peuvent apprendre et mémoriser, bouleversant leur réputation.
En mer Rouge, Eugénie étudia un petit poisson plat, la « sole de Moïse », qui sécrète un liquide laiteux toxique. Quand un requin tentait de le mordre, sa mâchoire se figeait et il s'enfuyait : elle venait de découvrir un répulsif naturel contre les requins.
Quand un pêcheur mexicain lui parla de requins « endormis » immobiles dans des grottes sous-marines près d'Isla Mujeres, beaucoup la crurent naïve : on pensait alors qu'un requin devait nager sans cesse pour respirer. Elle plongea, vérifia, et prouva que ces requins pouvaient bel et bien se reposer.
Surnommée « la Dame des requins », elle ne cessa jamais de plonger : elle réalisa l'une de ses dernières plongées à 92 ans, peu avant sa mort. En plus d'un demi-siècle, elle effectua plus de soixante-dix plongées en submersible profond.
Sources primaires
Eugénie Clark y raconte ses premières plongées et campagnes de pêche scientifique dans le Pacifique et la mer Rouge, décrivant le harpon à la main sa découverte émerveillée des poissons de récif.
Dans ce second récit, elle relate la fondation et la vie quotidienne de son laboratoire de Floride, et ses expériences de dressage prouvant que les requins peuvent apprendre.
Article où Clark défend l'idée que les requins, « magnifiques et incompris », sont rarement dangereux pour l'homme et méritent d'être étudiés plutôt que craints.
Compte rendu scientifique des expériences montrant que des requins peuvent être conditionnés à associer une cible visuelle à une récompense alimentaire.
Lieux clés
Ville natale d'Eugénie Clark, où elle grandit auprès de sa mère et fréquente assidûment l'aquarium municipal.
Lieu où, enfant, elle passait ses samedis à observer les poissons. Sa vocation d'ichtyologue y est née.
Laboratoire qu'elle fonda en 1955 sous le nom de Cape Haze Marine Laboratory. Centre de ses recherches sur les requins, devenu un grand institut océanographique.
Terrain de prédilection de ses campagnes : étude des poissons de récif et découverte du répulsif anti-requin de la sole de Moïse.
Île au large de Cancún où elle observa les fameux « requins endormis » immobiles dans des grottes sous-marines.
Université où elle enseigna la zoologie à partir de 1968 et forma de nombreux étudiants en biologie marine.






