Francisca Nneka Okeke(1968 — ?)

Francisca Okeke

Nigeria

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SciencesScientifiqueXXIe siècleSciences contemporaines et essor de la recherche scientifique en Afrique aux XXe et XXIe siècles

Francisca Nneka Okeke est une physicienne nigériane, professeure à l'Université du Nigéria à Nsukka. Spécialiste de géophysique, elle étudie les courants électriques de l'ionosphère (électrojet équatorial) et leur lien avec le climat. En 2013, elle reçoit le prix L'Oréal-UNESCO pour les femmes et la science.

Questions fréquentes

Francisca Nneka Okeke est une physicienne nigériane née en 1968, spécialiste de géophysique. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'elle est l'une des premières femmes professeures de physique de l'Université du Nigéria à Nsukka et qu'elle a reçu en 2013 le prestigieux prix L'Oréal-UNESCO Pour les femmes et la science pour ses travaux sur l'électrojet équatorial. Son importance dépasse ses découvertes scientifiques : elle incarne la reconnaissance des chercheuses africaines dans un domaine encore très masculin.

Faits marquants

  • Née en 1956 au Nigéria
  • Première femme à obtenir un doctorat de physique à l'Université du Nigéria à Nsukka, où elle devient ensuite professeure et cheffe du département de physique
  • Ses recherches portent sur les variations du champ magnétique terrestre et les courants ionosphériques (électrojet équatorial), avec des applications au changement climatique
  • En 2013, elle reçoit le prix L'Oréal-UNESCO pour les femmes et la science, représentant l'Afrique et les États arabes
  • Militante reconnue pour l'accès des jeunes filles africaines aux études scientifiques

Œuvres & réalisations

Recherches sur l'électrojet équatorial (années 1990-2010)

Études approfondies des courants électriques de l'ionosphère le long de l'équateur magnétique, à partir de données géomagnétiques. Ces travaux constituent l'apport scientifique majeur d'Okeke.

Première femme professeure de physique de l'Université du Nigéria, Nsukka (années 2000)

Okeke devient l'une des premières femmes à atteindre le rang de professeure de physique dans son université, ouvrant la voie à d'autres chercheuses.

Direction du Département de physique et d'astronomie (UNN) (années 2010)

Elle dirige son département universitaire, prenant des responsabilités d'enseignement, de recherche et d'encadrement de jeunes scientifiques.

Publications sur les courants ionosphériques et le climat (années 2000-2010)

Articles scientifiques reliant les variations des courants de la haute atmosphère à la compréhension du changement climatique. Ils ont contribué à sa reconnaissance internationale.

Prix L'Oréal-UNESCO Pour les femmes et la science (2013)

Distinction mondiale décernée à cinq chercheuses chaque année ; Okeke est la lauréate pour l'Afrique et les États arabes. Elle salue l'ensemble de ses travaux en géophysique.

Action en faveur des femmes dans les sciences (années 2010)

Engagement constant pour encourager les jeunes filles africaines à étudier les sciences et pour les accompagner dans leurs carrières de chercheuses.

Anecdotes

En 2013, Francisca Okeke reçoit à Paris le prix L'Oréal-UNESCO « Pour les femmes et la science », l'une des plus hautes distinctions internationales pour les chercheuses. Elle est choisie comme lauréate représentant l'Afrique et les États arabes, récompensée pour ses travaux sur les courants électriques de la haute atmosphère.

Son sujet de recherche ressemble à un fleuve invisible : l'électrojet équatorial, un puissant courant électrique qui circule à plus de 100 km d'altitude, le long de l'équateur magnétique. Pour l'étudier, Okeke analyse pendant des années les mesures du champ magnétique terrestre enregistrées par des observatoires africains.

Okeke a expliqué que mieux comprendre ces courants de la haute atmosphère pouvait aider les scientifiques à mieux saisir le changement climatique. C'est ce lien entre géophysique et climat qui a particulièrement impressionné le jury de son prix.

Devenue l'une des premières femmes professeures de physique de son université, elle se sert de sa notoriété pour encourager les jeunes filles africaines à se lancer dans les sciences, un domaine où elles sont encore peu nombreuses. Elle dit vouloir montrer par l'exemple que la physique n'est pas réservée aux hommes.

Sources primaires

Citation officielle du prix L'Oréal-UNESCO Pour les femmes et la science (2013)
Pour sa contribution significative à la compréhension des variations quotidiennes des courants ioniques de la haute atmosphère, qui peuvent faire progresser notre compréhension du changement climatique.
Profil de la lauréate, UNESCO – For Women in Science (2013)
Professeure à l'Université du Nigéria à Nsukka, Francisca Okeke a consacré ses recherches à l'étude des courants électriques de l'ionosphère, en particulier l'électrojet équatorial, à partir de données géomagnétiques.
Déclaration de Francisca Okeke au moment de la remise du prix (2013)
Elle déclare vouloir se servir de cette distinction pour inspirer les jeunes femmes, en particulier en Afrique, et leur montrer que la science est aussi faite pour elles.

Lieux clés

Université du Nigéria, Nsukka

Université où Francisca Okeke fait ses études supérieures puis devient professeure et dirige le département de physique et d'astronomie. C'est le cœur de sa carrière scientifique.

État d'Enugu, Nigéria

Région du sud-est du Nigéria où se trouve Nsukka et où Okeke vit et travaille. Elle se situe en zone tropicale, non loin de l'équateur magnétique qu'elle étudie.

Siège de l'UNESCO, Paris

Lieu emblématique du programme « Pour les femmes et la science ». C'est à Paris qu'Okeke reçoit son prix international en 2013.

Nigéria

Pays d'Afrique de l'Ouest où Francisca Okeke naît en 1968 et mène toute sa carrière. Le Nigéria est le pays le plus peuplé du continent africain.

Voir aussi