Francisco Pacheco(1564 — 1644)
Francisco Pacheco
Royaume de Grenade
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Peintre espagnol (1564-1644), maître de Séville et beau-père de Velázquez. Théoricien de la peinture, il est l'auteur de El arte de la pintura, traité majeur de la peinture espagnole du XVIIe siècle.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1564 à Sanlúcar de Barrameda, mort en 1644 à Séville
- Tient un atelier réputé à Séville où se forme Diego Velázquez, qui épouse sa fille en 1618
- Censeur des peintures pour l'Inquisition espagnole à Séville
- Publie El arte de la pintura en 1649 (posthume), traité de référence sur la technique et l'iconographie
- Codifie l'iconographie de l'Immaculée Conception dans la peinture espagnole
Œuvres & réalisations
Chef-d'œuvre théorique de Pacheco et principale source sur la peinture espagnole du XVIIe siècle. Ce traité en trois livres aborde la technique, l'iconographie religieuse et la biographie des artistes, incluant les premières descriptions des œuvres de jeunesse de Velázquez.
Recueil manuscrit de portraits dessinés accompagnés de notices biographiques, constituant une galerie unique des intellectuels, poètes et artistes de la Séville du Siècle d'or, dont Cervantes, Quevedo et Góngora.
Tableau conservé à la cathédrale de Séville, représentant l'Immaculée Conception selon les prescriptions iconographiques élaborées par Pacheco lui-même, avec en bas le poète sévillan Miguel Cid portant une banderole de vers en son honneur.
Portrait du grand poète et satiriste espagnol, l'un des plus célèbres peints par Pacheco, témoignant de ses liens avec l'élite littéraire hispanique et de sa maîtrise du portrait de représentation.
Collaboration attestée entre Pacheco et son jeune gendre dans les premières années de formation de Velázquez, permettant aux historiens d'identifier les apports respectifs du maître et de l'élève dans les bodegones sévillans.
Anecdotes
L'atelier de Pacheco à Séville était bien plus qu'un simple lieu de travail : il fonctionnait comme une véritable académie informelle où se réunissaient poètes, humanistes et artistes. Des personnalités comme Miguel de Cervantes, Francisco de Quevedo et Lope de Vega y fréquentaient régulièrement ces cercles, faisant de ce lieu un foyer intellectuel exceptionnel du Siècle d'or espagnol.
En 1618, Pacheco accepta de donner en mariage sa fille Juana à son jeune élève Diego Velázquez, alors âgé de dix-neuf ans seulement. Loin d'être une simple union familiale, ce mariage soudait deux artistes d'exception, et Pacheco continua d'influencer et de soutenir la carrière de son illustre gendre jusqu'à son départ pour la cour de Madrid.
L'Inquisition espagnole nomma Pacheco « visitador de imágenes sagradas » à Séville, lui confiant l'autorité de juger si les représentations religieuses respectaient les canons de l'orthodoxie catholique. Ce rôle officiel lui permit d'exercer une influence considérable sur l'iconographie religieuse de son époque et d'ancrer ses prescriptions dans un cadre institutionnel.
En 1611, Pacheco entreprit un voyage à Tolède pour rendre visite au célèbre peintre El Greco, alors à la fin de sa vie. Cette rencontre entre les deux artistes, consignée dans ses notes, témoigne de la curiosité intellectuelle de Pacheco et de son désir de confronter sa vision de la peinture à celle d'un maître au style radicalement différent du sien.
Dans El arte de la pintura, Pacheco établit des règles iconographiques précises pour représenter l'Immaculée Conception : Marie devait être vêtue de blanc et de bleu, entourée de rayons de soleil, d'une couronne de douze étoiles et d'un croissant de lune sous ses pieds. Ces prescriptions, inspirées du livre de l'Apocalypse, influencèrent durablement la peinture religieuse espagnole baroque et furent adoptées par Murillo et Zurbarán après lui.
Sources primaires
El fin de la pintura es deleitar, enseñar y mover. Deleitar a los ojos con la hermosura y variedad de las figuras y colores; enseñar al entendimiento con la historia o fábula que se representa; mover la voluntad con la piedad de los ejemplos santos que se imitan.
Pintase esta señora en la flor de su edad, de doce a trece años, hermosísima niña, los ojos bellos y graves, la nariz y boca perfectísimas y rosadas mejillas; los cabellos tendidos, de color de oro; con las doce estrellas formando una corona alrededor de la cabeza.
Ce recueil manuscrit contient les portraits dessinés et les notices biographiques des personnalités que Pacheco a connues ou peintes, constituant un témoignage direct sur les figures intellectuelles de la Séville du début du XVIIe siècle.
Cinco años tuvo en mi poder, aprendiéndole los principios y el arte, joven de tan grandes esperanzas que prometía lo que después mostró con tan universal aplauso.
Lieux clés
Ville natale de Francisco Pacheco en 1564, port andalou à l'embouchure du Guadalquivir d'où partaient les expéditions vers les Amériques. Il y passa son enfance avant d'être confié à son oncle, chanoine à Séville.
Ville où Pacheco passa toute sa vie adulte, dirigeant un atelier et une académie informelle qui en firent le cœur intellectuel et artistique de l'Andalousie baroque. Il y mourut en 1644.
Pacheco s'y rendit en 1611 pour rencontrer El Greco dans son atelier, peu avant la mort du maître. Ce voyage, relaté dans ses notes, témoigne de sa curiosité pour les différentes traditions picturales de l'Espagne.
Pacheco visita la capitale royale vers 1623 en compagnie de son gendre Velázquez, fraîchement nommé peintre de la cour. Il put y étudier les collections royales de l'Escurial et du palais royal.






