Peintre suisse, figure majeure du néoclassicisme européen. Portraitiste et peintre d'histoire reconnue, elle fut l'une des deux seules femmes parmi les membres fondateurs de la Royal Academy of Arts de Londres en 1768.
Angelica Kauffmann(1741 — 1807)
Angelica Kauffmann
Suisse, Trois Ligues
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Naît en 1741 à Coire (Chur), en Suisse, et se forme très jeune à la peinture
- S'illustre à Rome dans les années 1760, au cœur du mouvement néoclassique
- En 1768, devient l'une des deux seules femmes membres fondateurs de la Royal Academy of Arts de Londres
- Connue pour ses portraits et ses scènes d'histoire et de mythologie inspirées de l'Antiquité
- Meurt en 1807 à Rome, célébrée dans toute l'Europe
Œuvres & réalisations
Portrait du célèbre acteur anglais, peint à Naples, qui contribua à lancer sa réputation auprès du public britannique.
Grande scène d'histoire à la morale antique, exemplaire du néoclassicisme et de l'ambition de Kauffmann comme peintre d'histoire.
Allégorie de son choix de vocation, devenue une de ses œuvres les plus emblématiques.
Médaillons et panneaux décoratifs réalisés en collaboration avec l'architecte Robert Adam, diffusant le goût néoclassique.
Portrait de l'écrivain réalisé à Rome, témoin de leur amitié et de la culture des Lumières.
Sujet mythologique sensible, illustrant sa maîtrise de la peinture d'histoire et de l'émotion néoclassique.
Anecdotes
En 1768, Angelica Kauffmann fut l'une des deux seules femmes (avec Mary Moser) parmi les 36 membres fondateurs de la Royal Academy of Arts de Londres. Pendant plus d'un siècle, aucune autre femme ne sera élue membre à part entière de l'institution.
Sur le célèbre tableau de groupe de Johann Zoffany représentant les académiciens étudiant un modèle nu (1771-1772), Kauffmann et Moser, en tant que femmes, ne pouvaient assister à la séance : elles ne figurent que sous forme de portraits accrochés au mur, car la décence de l'époque leur interdisait l'étude du nu masculin vivant.
Enfant prodige, Angelica parlait couramment plusieurs langues et hésita longtemps entre une carrière de cantatrice et celle de peintre. Elle illustra ce dilemme dans une œuvre allégorique où elle se représente tiraillée entre la Musique et la Peinture.
Très demandée, elle peignit les portraits de nombreuses célébrités de son temps, dont l'écrivain Goethe qu'elle rencontra à Rome et avec qui elle se lia d'amitié. Goethe admirait son talent et sa culture.
Son premier mariage tourna au scandale : un aventurier se fit passer pour le comte suédois de Horn et l'épousa en 1767 ; on découvrit ensuite qu'il était un imposteur déjà marié, ce qui força une séparation coûteuse.
Sources primaires
Les portraits d'Angelica Kauffmann et de Mary Moser sont accrochés au mur de la salle, les deux femmes ne pouvant être présentes parmi les hommes étudiant le modèle nu.
Autoportrait allégorique où l'artiste se figure entre deux figures personnifiant la Musique et la Peinture, illustrant le choix de vocation de sa jeunesse.
Goethe évoque ses rencontres romaines avec Angelica Kauffmann, dont il loue le talent, la sensibilité et la vaste culture.
Registre dans lequel l'artiste consignait ses tableaux, leurs commanditaires et leurs prix, témoignant de la gestion professionnelle de son atelier.
Lieux clés
Ville suisse où Angelica Kauffmann naît en 1741, dans une famille de peintre.
Où la jeune artiste étudie les maîtres et est admise à l'Accademia del Disegno en 1762.
Où elle connaît la gloire comme portraitiste et devient membre fondatrice de la Royal Academy en 1768.
Capitale du néoclassicisme où elle s'installe en 1782 ; son atelier devient un foyer artistique cosmopolite. Elle y meurt en 1807.
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Portrait de David Garrick
1764
Cornelia, mère des Gracques, présentant ses enfants comme ses trésors
vers 1785
Autoportrait hésitant entre la Musique et la Peinture
1794
Décors et peintures pour Somerset House et des intérieurs anglais
années 1770
Portrait de Johann Wolfgang von Goethe
1787






