François l'Olonnais(1630 — 1667)
François l'Olonnais
France
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Flibustier français du XVIIe siècle, originaire des Sables-d'Olonne, qui terrorisa les possessions espagnoles des Caraïbes. Chef des Frères de la Côte, il est resté célèbre pour la cruauté extrême infligée à ses prisonniers lors de ses raids.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né vers 1630 aux Sables-d'Olonne (d'où son surnom), il arrive aux Antilles comme engagé puis devient boucanier
- Vers 1666-1667, il pille et rançonne les villes espagnoles de Maracaibo et Gibraltar sur le lac de Maracaibo (Venezuela actuel)
- Réputé pour une cruauté légendaire envers ses captifs (tortures, mutilations), rapportée par les récits de l'époque
- Meurt vers 1669 dans la région du Darién (isthme de Panama), tué par des populations indigènes après un naufrage
- Son histoire est immortalisée par Alexandre Exquemelin dans 'Histoire des aventuriers flibustiers' (1678)
Œuvres & réalisations
Capture d'un riche bâtiment espagnol qui assit sa réputation et lui permit d'armer ses propres expéditions.
Réunion de plusieurs navires et de six à sept cents flibustiers, l'une des plus grandes expéditions de course de l'époque.
Prise de l'une des principales places espagnoles du Venezuela, restée l'exploit le plus célèbre de l'Olonnais.
Pillage et rançon de ce bourg du lac de Maracaibo, confirmant sa domination sur la région.
Dernière grande campagne terrestre, marquée par de durs combats contre les troupes espagnoles avant le déclin de sa fortune.
Anecdotes
François l'Olonnais ne s'appelait pas vraiment ainsi : son vrai nom était Jean-David Nau. Le surnom « l'Olonnais » vient de sa ville natale, Les Sables-d'Olonne. Comme beaucoup de pauvres de son époque, il traversa l'Atlantique vers 1650 comme « engagé », c'est-à-dire travailleur sous contrat de trente-six mois, avant de devenir flibustier une fois libéré.
En 1666, l'Olonnais rassembla une flotte de plusieurs centaines d'hommes et s'empara de la riche ville de Maracaibo, puis de Gibraltar sur le grand lac voisin (actuel Venezuela). Il rançonna les habitants et repartit chargé d'un énorme butin, ce qui fit de lui l'un des chefs les plus redoutés des Frères de la Côte.
Selon le chirurgien Exquemelin, qui vécut parmi les flibustiers, l'Olonnais était si cruel envers ses prisonniers espagnols que sa seule réputation suffisait à terroriser des villes entières. On raconte qu'il torturait les captifs pour leur faire avouer où était caché l'or, par exemple en serrant une corde autour de leur tête. Ces récits, écrits pour impressionner les lecteurs, ont fait de lui le symbole de la barbarie de la flibuste.
Avant de devenir capitaine, l'Olonnais aurait survécu de justesse à un naufrage près de Campeche, au Mexique espagnol. D'après Exquemelin, pour échapper aux soldats qui achevaient les rescapés, il se serait barbouillé de sang et caché parmi les cadavres jusqu'à la nuit, avant de s'enfuir déguisé.
La fin de l'Olonnais ressemble à une leçon de morale. Vers 1668, son navire fit naufrage sur les côtes sauvages du Darién (entre l'actuel Panama et la Colombie). Les populations indigènes de la région le capturèrent et le mirent à mort. Exquemelin écrit qu'il ne resta « nulle trace » de cet homme redouté, comme une justice rendue à ses victimes.
Sources primaires
Il tira son coutelas, ouvrit la poitrine d'un de ces pauvres Espagnols et, lui arrachant le cœur, se mit à le mordre et à le ronger comme un loup enragé, disant aux autres : « Je vous traiterai tous de même si vous ne me montrez un autre chemin. »
Il avait coutume de tourmenter ses prisonniers : ne pouvant obtenir d'eux l'aveu où était l'argent, il leur serrait une corde autour de la tête, la tordant jusqu'à leur faire sortir les yeux hors de la tête.
Les sauvages du Darién le mirent en pièces, jetant ses membres dans le feu et ses cendres au vent, afin qu'il ne restât nulle trace ni mémoire d'une créature si exécrable.
Monsieur d'Ogeron, gouverneur de la Tortue, lui donna un vaisseau afin qu'il pût courir sus aux Espagnols, et l'Olonnais se mit en mer avec un équipage de gens de sa sorte.
Lieux clés
Port de pêche du Poitou (actuelle Vendée) d'où l'Olonnais est originaire et qui lui a donné son surnom.
Petite île au nord de Saint-Domingue (Haïti actuel), grand repaire des Frères de la Côte et base de départ des expéditions de l'Olonnais.
Ville espagnole sur la côte de l'actuel Venezuela, prise et pillée par l'Olonnais en 1666.
Bourg situé au fond du lac de Maracaibo, mis à sac et rançonné par l'Olonnais en 1667.
Région côtière entre l'actuel Panama et la Colombie où l'Olonnais fit naufrage et trouva la mort vers 1668.






