Le service à la française
Au XVIIIe siècle, on ne mange pas en plats successifs comme aujourd'hui, mais par « services » : tous les mets d'un même service arrivent ensemble sur la table, disposés en symétrie autour du couvert. On se sert soi-même de ce qui est à portée. Chez une femme de lettres de condition modeste comme Graffigny, point de grand couvert : un potage pour ouvrir, un ou deux entremets, puis ce qu'on nomme le « fruit » (douceurs et boissons chaudes) pour fermer le repas et prolonger la conversation.
Signature : Le chocolat de l'après-dînée
Boisson favorite de Graffigny, le chocolat chaud mousseux battu au moulinet est le rituel des salons des Lumières : on le prend en causant, en lisant ses lettres, en corrigeant un manuscrit. C'est l'ingrédient-signature du Nouveau Monde rendu parisien.
Françoise de Graffigny à table
1695 — 1758
4 recettes d’époque
🧂
QuotidienPotage à la santé aux herbes et au pain
Le potage (premier service)
🧂 🍄· 30 min
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🧂
FestifPoularde au blanc et aux champignons
L'entrée (service de rôt et d'entrées)
🧂 🍄· 1 h
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☕
BoissonChocolat mousseux battu au moulinet
Le fruit (dernier service, boissons chaudes)
☕ 🍯· 15 min
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🍯
ConservationCompote de poires au vin et aux épices
Le fruit (dernier service, entremets sucré)
🍯 🌶️· 50 min
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