La carte de Françoise de Graffigny
Compote de poires au vin et aux épices
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Le fruit (dernier service, entremets sucré)

Compote de poires au vin et aux épices

ConservationReconstitution🍯 🌶️facile50 min
Le fruit (dernier service, entremets sucré)

Compote de poires au vin et aux épices

Pourquoi ce plat ? En Lorraine — Nancy, Lunéville, où Graffigny passa sa jeunesse à la cour du roi Stanislas — les vergers donnaient des poires en abondance. Les confire au vin et aux épices permettait de les garder plusieurs jours : une douceur de garde-manger pour une femme qui surveillait sa dépense.

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Le fruit (dernier service, entremets sucré)

Poires pochées lentement dans du vin rouge sucré, parfumées de cannelle, girofle et un zeste, jusqu'à devenir tendres et luisantes, presque confites.

En Lorraine, nous ne manquions jamais de poires à l'automne, et ma mère m'apprit à les garder de cette façon. On les fait aller tout doucement dans le vin rouge avec du sucre, un bâton de cannelle et deux clous de girofle, jusqu'à ce qu'elles prennent cette belle couleur de grenat. Ainsi accommodées, elles se conservent plusieurs jours dans leur sirop, et l'on en a toujours sous la main pour clore un repas ou régaler une visite à l'improviste. C'est la douceur des gens prévoyants.
Françoise de Graffigny
Ingrédients
  • Poires fermesune demi-douzaine (fruit)
  • Vin rougeune pinte (bain de pochage)
  • Sucreà discrétion (douceur et conservation)
  • Cannelleun bâton (épice)
  • Clous de girofledeux (épice)
  • Zeste de citronun ruban (parfum)
Comment on faisait : Pocher les fruits dans le vin sucré et épicé est une technique médiévale prolongée jusqu'au XVIIIe siècle, à la fois pour le goût et pour la conservation : le sucre et l'alcool ralentissent l'altération. La Lorraine de Stanislas Leszczynski était réputée pour ses fruits et ses douceurs (c'est là que naquit, dit-on, le baba).
Sources : Menon, La Cuisinière bourgeoise, 1746

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