Frédéric-Guillaume Ier de Prusse
Frédéric-Guillaume Ier de Hohenzollern, roi de Prusse
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Roi de Prusse de 1713 à 1740, surnommé le « Roi-Sergent ». Administrateur rigoureux et économe, il réorganisa l'État prussien et fonda une armée puissante qui fit de la Prusse une grande puissance militaire européenne.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Devient roi de Prusse en 1713 à la mort de son père Frédéric Ier
- Surnommé le « Roi-Sergent » pour son obsession de l'armée et de la discipline
- Double les effectifs de l'armée prussienne et crée une administration centralisée et économe
- Offre la Chambre d'Ambre au tsar Pierre le Grand en 1716, scellant l'alliance russo-prussienne
- Meurt en 1740, laissant à son fils Frédéric II un État solide et une armée redoutable
Œuvres & réalisations
Administration centrale unifiant les finances, la guerre et la gestion des domaines, posant les bases de la bureaucratie prussienne moderne.
Il porta l'armée d'environ 40 000 à plus de 80 000 hommes, en faisant l'une des plus disciplinées d'Europe malgré la taille modeste du royaume.
Organisation territoriale du recrutement militaire qui assura à la Prusse un vivier permanent de soldats sans ruiner l'agriculture.
L'une des premières mesures d'Europe rendant l'école obligatoire, jetant les bases du système éducatif prussien.
Installation de plus de 15 000 réfugiés protestants en Prusse-Orientale, peuplant et mettant en valeur des terres dévastées.
Par une économie rigoureuse, il laissa à sa mort un trésor de guerre considérable, atout décisif pour son successeur Frédéric II.
Anecdotes
Surnommé le « Roi-Sergent », Frédéric-Guillaume Ier était obsédé par sa garde personnelle des « Longs Gars de Potsdam » : il recrutait dans toute l'Europe des soldats exceptionnellement grands, allant jusqu'à les acheter, les enlever ou les marier de force à de grandes femmes pour avoir des fils géants.
Détestant le luxe de la cour de son père, il réduisit drastiquement les dépenses du palais dès son arrivée au pouvoir en 1713, vendant l'argenterie et les bijoux royaux pour renflouer les caisses de l'État et financer l'armée.
Il était si colérique et autoritaire qu'il battait parfois ses sujets dans la rue avec sa canne quand ils ne travaillaient pas assez vite à son goût, lançant : « Il ne faut pas me craindre, il faut m'aimer ! ».
Sa relation avec son fils, le futur Frédéric II, fut violente : quand le jeune prince tenta de fuir en 1730 avec son ami Hans Hermann von Katte, le roi fit exécuter Katte sous les yeux de son fils pour le punir.
Passionné de tabac et de bière, il tenait un « Tabakskollegium » (collège du tabac), réunion informelle le soir où ministres, généraux et invités fumaient et discutaient des affaires de l'État dans une atmosphère rude et sans étiquette.
Sources primaires
Une bonne armée et un trésor bien rempli sont les meilleurs garants de la paix et de la sûreté d'un État ; veillez à ne jamais les laisser dépérir.
Mon père réduisit toutes choses à l'ordre militaire et à l'économie la plus rigoureuse ; il regardait la dépense comme le plus grand des maux.
Les parents seront tenus d'envoyer leurs enfants à l'école, afin que nul ne demeure dans l'ignorance.
Lieux clés
Capitale du royaume de Prusse où le roi naquit et gouverna, en réformant l'administration et les finances de l'État.
Résidence et ville de garnison chère au roi, où stationnait sa célèbre garde des « Longs Gars ». Il en fit un centre militaire de la Prusse.
Capitale historique de la Prusse-Orientale, repeuplée sous son règne par les protestants expulsés de Salzbourg. Lieu symbolique de la monarchie prussienne.
Pavillon de chasse au sud de Berlin où le roi aimait séjourner et tenir son « Tabakskollegium ». Cadre de sa vie quotidienne rustique.
Forteresse où le prince héritier Frédéric fut emprisonné après sa tentative de fuite en 1730, et où Katte fut exécuté.
