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Le repas bourgeois parisien (du potage au goûter)
Dans la bonne société parisienne du début du XXe siècle, le repas se déploie en services successifs plutôt qu'en simple entrée-plat-dessert : d'abord le potage ou les hors-d'œuvre, puis le plat de résistance (poisson ou viande), suivi du fromage et d'un entremets ou d'un fruit. À cela s'ajoutent deux rituels essentiels : le goûter de l'après-midi (madeleines, citronnade, chocolat) qui rythme la vie des salons littéraires et musicaux, et, à la campagne, les travaux de conservation de l'été qui remplissent bocaux et pots pour l'hiver.
Signature : Le beurre (et le beurre noisette)
Cœur de la cuisine française de cette époque : le beurre frais et, surtout, le beurre noisette — chauffé jusqu'à ce qu'il dore et embaume la noisette grillée — qui nappe le poisson, parfume les madeleines et signe la finesse d'une table parisienne soignée.

Germaine Tailleferre à table

1892 — 1983

5 recettes d’époque