La carte de Germaine Tailleferre
Madeleines au beurre noisette
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Douceur du goûter de salon (l'heure du thé musical)

Madeleines au beurre noisette

Street foodÉvocation🍯facile30 min (+ 1 h de repos)
Douceur du goûter de salon (l'heure du thé musical)

Madeleines au beurre noisette

Pourquoi ce plat ? Les salons et goûters musicaux parisiens — ceux où Les Six se réunissaient l'après-midi autour d'un piano — réclamaient ces petites bouchées. La madeleine, devenue le symbole littéraire de la mémoire chez Proust, incarne ce Paris cultivé dans lequel Germaine baignait.

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Douceur du goûter de salon (l'heure du thé musical)

De petits gâteaux nervurés en forme de coquille, à la bosse bien dorée, parfumés au beurre noisette et au citron. La douceur que l'on trempe dans le thé à l'heure du goûter.

À l'heure où l'on quittait le piano pour le thé, il fallait bien quelque chose à grignoter du bout des doigts, et rien ne vaut une madeleine encore tiède. Le secret, c'est le beurre que l'on fait dorer jusqu'à la noisette, et la pâte qu'on laisse reposer au frais : c'est ce repos qui lui donne sa jolie bosse. Trempez-la dans le thé, fermez les yeux, et toute une après-midi de musique vous revient. On n'en mangeait jamais une seule.
Germaine Tailleferre
Ingrédients
  • Œufsquelques-uns (structure)
  • Sucre en poudreà parts égales (douceur)
  • Farineà parts égales (corps)
  • Beurregénéreusement (moelleux et beurre noisette)
  • Zeste de citron1 (parfum)
Comment on faisait : Les madeleines, popularisées à Commercy au XVIIIe siècle, étaient au début du XXe un en-cas de goûter courant, vendu aussi par les pâtissiers et sur les marchés. Le repos au froid de la pâte, gage de la fameuse bosse, faisait partie du tour de main domestique.
Sources : Marcel Proust, Du côté de chez Swann, 1913 (référence culturelle) · Prosper Montagné, Larousse gastronomique, 1938

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