Retour à Golda Meir
La table juive ashkénaze — du shtetl au kibboutz
La cuisine de Golda Meir suit le rythme de la vie juive d'Europe de l'Est transplantée en terre d'Israël. Pas d'entrée-plat-dessert : on organise les repas autour du calendrier (le quotidien frugal du kibboutz, la grande seoudah — repas — du vendredi soir de Chabbat) et autour de la convivialité. La graisse de poule, le pain tressé et le poisson préparé d'avance structurent une cuisine de partage, où l'on nourrit d'abord les siens. Chez Golda, une dernière catégorie compte autant : le café et le gâteau servis dans sa propre cuisine, là où se nouait la vie publique.
Signature : Le schmaltz (graisse de poule fondue)
Dans une cuisine ashkénaze cacher où beurre et viande ne se mêlent pas, la graisse de poule fondue avec des oignons (le schmaltz, et ses petits oignons grillés les gribenes) remplace le beurre. Elle parfume la soupe, fait dorer les boulettes, tartine le pain. C'est l'âme grasse et économe du shtetl, celle que Golda a portée jusqu'au kibboutz Merhavia.

Golda Meir à table

1898 — 1978

5 recettes d’époque