retournerLe café noir de la « cuisine » de Golda
Le café noir de la « cuisine » de Golda
Pourquoi ce plat ? Golda Meir réunissait ses proches conseillers tard le soir dans sa propre cuisine, autour d'un café et d'un gâteau : ces réunions informelles sont restées célèbres sous le nom de « cuisine de Golda » (mitbachon). Sa cafetière et ses tasses figurent d'ailleurs parmi ses objets typiques.
Un café noir, fort et servi sans manière, dans des tasses simples. Pas un café de gastronome : le café de travail et de discussion, accompagné d'une part de gâteau, qui tenait éveillé jusqu'au bout de la nuit.
On a décidé plus de choses dans ma cuisine qu'au Parlement, et toujours autour d'un café — noir, fort, et beaucoup. Je n'ai jamais aimé les chichis : une bonne cafetière, des tasses qu'on remplit à mesure, une part de gâteau pour ceux qui le veulent, et on parle jusqu'à ce que la décision soit prise. La cigarette à la main, le café qui refroidit, les hommes qui discutent — c'était ça, ma façon de gouverner. Assieds-toi, je t'en ressers une tasse.
- •Café moulu — généreusement (base)
- •Eau — selon le nombre de tasses (infusion)
- •Sucre — à part, pour qui veut (douceur optionnelle)
Le café noir de la « cuisine » de Golda
Un café noir, fort et servi sans manière, dans des tasses simples. Pas un café de gastronome : le café de travail et de discussion, accompagné d'une part de gâteau, qui tenait éveillé jusqu'au bout de la nuit.
Pourquoi ce plat ? Golda Meir réunissait ses proches conseillers tard le soir dans sa propre cuisine, autour d'un café et d'un gâteau : ces réunions informelles sont restées célèbres sous le nom de « cuisine de Golda » (mitbachon). Sa cafetière et ses tasses figurent d'ailleurs parmi ses objets typiques.
On a décidé plus de choses dans ma cuisine qu'au Parlement, et toujours autour d'un café — noir, fort, et beaucoup. Je n'ai jamais aimé les chichis : une bonne cafetière, des tasses qu'on remplit à mesure, une part de gâteau pour ceux qui le veulent, et on parle jusqu'à ce que la décision soit prise. La cigarette à la main, le café qui refroidit, les hommes qui discutent — c'était ça, ma façon de gouverner. Assieds-toi, je t'en ressers une tasse.
Ingrédients (version d’époque)
- Café moulu — généreusement (base)
- Eau — selon le nombre de tasses (infusion)
- Sucre — à part, pour qui veut (douceur optionnelle)
Ingrédients
- Café moulu (torréfaction foncée) — 2 c. à soupe pour 4 tasses (base)
- Eau frémissante — 1 litre (infusion)
- Cardamome (option levantine) — 1 gousse écrasée (parfum)
- Sucre — à part (optionnel)
Préparation
- Porter l'eau à frémissement sans la faire bouillir violemment.
- Pour un café à la cafetière à filtre : verser l'eau sur le café moulu et laisser infuser, puis servir.
- Pour une version levantine : ajouter le café (et une cardamome écrasée) dans l'eau chaude, laisser monter une mousse sans bouillir, retirer du feu, laisser reposer 1 min pour que le marc descende.
- Servir noir dans de petites tasses, le sucre à part.
- Accompagner d'une part de gâteau ou de strudel pour les longues conversations.
Comment on faisait : Le café est central dans la sociabilité du Proche-Orient et d'Israël. Golda, fumeuse invétérée et noctambule, en buvait beaucoup ; ses « réunions de cuisine » nocturnes, autour de café et de pâtisseries, sont entrées dans la légende politique israélienne.
Le twist contemporain : Une pincée de cardamome rapproche ce café ashkénaze du café levantin que Golda côtoyait à Tel-Aviv et Jérusalem — deux mondes dans une seule tasse.
Sources : Golda Meir, My Life (autobiographie, 1975)
Golda Meir · Charactorium





