Boisson de palabre (mitbachon, la petite cuisine)
Le café noir de la « cuisine » de Golda
BoissonDocumentée☕facile10 min
Un café noir, fort et servi sans manière, dans des tasses simples. Pas un café de gastronome : le café de travail et de discussion, accompagné d'une part de gâteau, qui tenait éveillé jusqu'au bout de la nuit.
Boisson de palabre (mitbachon, la petite cuisine)
Un café noir, fort et servi sans manière, dans des tasses simples. Pas un café de gastronome : le café de travail et de discussion, accompagné d'une part de gâteau, qui tenait éveillé jusqu'au bout de la nuit.
On a décidé plus de choses dans ma cuisine qu'au Parlement, et toujours autour d'un café — noir, fort, et beaucoup. Je n'ai jamais aimé les chichis : une bonne cafetière, des tasses qu'on remplit à mesure, une part de gâteau pour ceux qui le veulent, et on parle jusqu'à ce que la décision soit prise. La cigarette à la main, le café qui refroidit, les hommes qui discutent — c'était ça, ma façon de gouverner. Assieds-toi, je t'en ressers une tasse.
Ingrédients
- •Café moulu — généreusement (base)
- •Eau — selon le nombre de tasses (infusion)
- •Sucre — à part, pour qui veut (douceur optionnelle)
Comment on faisait : Le café est central dans la sociabilité du Proche-Orient et d'Israël. Golda, fumeuse invétérée et noctambule, en buvait beaucoup ; ses « réunions de cuisine » nocturnes, autour de café et de pâtisseries, sont entrées dans la légende politique israélienne.
Sources : Golda Meir, My Life (autobiographie, 1975)