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Le repas russe en quatre temps (zakouski, pervoïe, vtoroïe, tretiïe)
À la table russe et soviétique, le repas se déploie en services successifs : les zakouski (petits hors-d'œuvre froids et marinades que l'on grignote), le pervoïe (le « premier », toujours une soupe-socle bien chaude), le vtoroïe (le « deuxième », le plat de résistance avec sa garniture) et le tretiïe (le « troisième », boisson douce ou compote sucrée qui clôt le repas). On ne sépare pas entrée-plat-dessert : on enchaîne du salé acidulé vers le doux, en faisant tourner autour de la table le pain noir et le pot de smetana.
Signature : La smetana et l'aneth, sur fond de pain noir
La crème aigre épaisse (smetana) et l'aneth frais (oukrop) signent presque chaque plat russe : une cuillère de smetana fond dans le bortsch, nappe les pirojki, lie le kissel. Avec le pain de seigle, ce trio acidulé-laitier-herbacé est la basse continue de la cuisine paysanne du Stavropol où grandit Gorbatchev.

Gorbatchev à table

1931 — 2022

5 recettes d’époque