Retourne la ficheHenri Bergson à table
1859 — 1941
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Le menu bourgeois de la Troisième République
À la table d'un universitaire parisien aisé vers 1900, le repas se déroule en service à la russe : les plats se succèdent un à un. On ouvre par un potage ou une entrée chaude, puis vient un relevé (souvent un poisson), ensuite la pièce de résistance (une viande en sauce ou rôtie), suivie d'une salade et d'un plateau de fromages ; on termine par un entremets sucré, avant le café et la liqueur servis au salon. La maîtresse de maison — ici Louise, l'épouse de Bergson — orchestre cette progression mesurée, miroir de l'ordre et de la tempérance que la bourgeoisie intellectuelle place au cœur de sa vie quotidienne.
Signature : Le beurre fin et le mijotage lent
La cuisine bourgeoise parisienne tient tout entière dans deux gestes : un beurre frais de bonne laiterie qui lie, nappe et adoucit chaque sauce, et la patience du feu doux qui laisse le temps faire son œuvre. Une cuisine du temps qui passe — ce qui, chez un philosophe de la durée, ne manque pas d'à-propos.
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Henri Bergson à table
1859 — 1941
4 recettes d’époque
QuotidienPot-au-feu de la table du dimanche
Pièce de résistance familiale (le plat unique du repas dominical)
🧂 🍄· 3 h 30
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FestifCanard à l'orange des grands jours
Pièce de résistance d'apparat (le plat d'honneur d'un dîner de réception)
🧂 🍋 🍯· 1 h 45
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VoyageMadeleines de la mémoire
Entremets et petits-fours de goûter (gâteaux secs qui se gardent et se voyagent)
🍯· 30 min + repos
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RemèdeTisane du soir au tilleul
Infusion du soir (la boisson apaisante qui clôt la journée bourgeoise)
🍯 ☕· 10 min
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