La carte de Henri Bergson
Entremets et petits-fours de goûter (gâteaux secs qui se gardent et se voyagent)

Madeleines de la mémoire

VoyageÉvocation🍯facile30 min + repos

De petits gâteaux moelleux en forme de coquille, à la bosse caractéristique, parfumés au beurre noisette et au zeste de citron, dorés au four. On les sert au goûter, trempés dans le thé ou la tisane.

Entremets et petits-fours de goûter (gâteaux secs qui se gardent et se voyagent)

De petits gâteaux moelleux en forme de coquille, à la bosse caractéristique, parfumés au beurre noisette et au zeste de citron, dorés au four. On les sert au goûter, trempés dans le thé ou la tisane.

Vous savez peut-être que Marcel, cousin de ma chère Louise et témoin à nos noces, fit d'une simple madeleine le plus grand des révélateurs : qu'un gâteau trempé suffise à ressusciter tout un pan du passé, voilà qui ne saurait surprendre l'homme qui a écrit sur la mémoire. Le secret, m'avait-on appris, tient au beurre que l'on cuit jusqu'à la teinte de noisette, et à un repos de la pâte au frais — c'est lui qui donne la fameuse bosse. On les rangeait en boîte de fer-blanc, et elles se gardaient des jours, prêtes pour le thé. Trempez-en une, je vous prie, et observez ce qui remonte en vous.
Henri Bergson
Ingrédients
  • Œufs fraistrois (structure)
  • Sucre en poudreautant que de farine (moelleux et dorure)
  • Farine de fromentune mesure (corps)
  • Beurre fin cuit noisetteune bonne part (parfum signature)
  • Zeste de citronun (fraîcheur)
Comment on faisait : Spécialité de Commercy popularisée au XVIIIe siècle, la madeleine était au tournant du XXe un gâteau de goûter universel, vendu en boîte et offert en cadeau de voyage. On la cuisait dans des moules de fer-blanc en forme de coquille Saint-Jacques.
Sources : Marcel Proust, Du côté de chez Swann, 1913 · Pierre Lacam, Le Mémorial historique de la pâtisserie, 1890

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