La table yankee de Nouvelle-Angleterre
Le rythme alimentaire d'une famille protestante de Nouvelle-Angleterre à la fin du XIXe siècle s'organise en trois temps : le breakfast matinal autour d'un porridge nourrissant, le dinner (repas principal pris à midi ou, le dimanche, après l'office), et le supper léger du soir. Le samedi obéit à une coutume puritaine : on cuit lentement les fèves au four toute la journée pour ne pas travailler le dimanche (sabbath). La cuisine est sobre, économe, fondée sur les céréales, les laitages, le porc salé et les sucres bruns, sans esbroufe — la frugalité y est presque une vertu morale.
Signature : La mélasse (molasses)
Sirop sombre issu du raffinage du sucre de canne, la mélasse est le sucre du pauvre et l'âme sucrée-amère de la Nouvelle-Angleterre. On la verse dans les fèves, les puddings de maïs, les biscuits durs et le pain brun. Son goût profond, presque réglissé, signe toute la cuisine domestique de la région à l'époque de Leavitt.
Henrietta Leavitt à table
1868 — 1921
5 recettes d’époque
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QuotidienPorridge d'avoine au sirop d'érable
Breakfast — le repas du matin
🍯· 15 min
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🍯
ConservationFèves au lard de Boston (Boston baked beans)
Saturday supper — le souper du sabbath
🍯 🧂 🍄· 6 h (dont 12 h de trempage)
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🧂
FestifBouilli de Nouvelle-Angleterre (New England boiled dinner)
Sunday dinner — le grand repas du dimanche
🧂 🍄· 3 h 30
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☕
BoissonCafé fort de l'observatoire
Beverage — la boisson de travail
☕· 8 min
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🍯
FestifIndian pudding (pudding de maïs à la mélasse)
Sunday dessert — la douceur du dimanche soir
🍯 ☕· 2 h 45
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