Porridge d'avoine au sirop d'érable
Une bouillie d'avoine épaisse et réconfortante, adoucie d'un filet de sirop d'érable et coiffée d'un peu de crème. Le carburant tranquille des matins froids du Massachusetts.
Une bouillie d'avoine épaisse et réconfortante, adoucie d'un filet de sirop d'érable et coiffée d'un peu de crème. Le carburant tranquille des matins froids du Massachusetts.
Avant que le jour ne se lève sur Cambridge, je faisais chauffer l'avoine doucement, sans la presser, car une bonne bouillie demande de la patience — comme l'examen d'une plaque où se cachent mille étoiles. J'y versais un trait de sirop d'érable, jamais davantage, car la simplicité convient à qui doit travailler longtemps. Croyez-moi, mon enfant : un ventre bien lesté de porridge vaut mieux qu'un esprit distrait par la faim, et le Seigneur n'a jamais reproché à personne d'avoir déjeuné raisonnablement.
- •Flocons ou gruau d'avoine — deux poignées par personne (base)
- •Eau et lait frais — à hauteur (liquide de cuisson)
- •Pincée de sel — une pincée (assaisonnement)
- •Sirop d'érable — un filet (sucre)
- •Crème épaisse — une cuillerée (finition)
Porridge d'avoine au sirop d'érable
Une bouillie d'avoine épaisse et réconfortante, adoucie d'un filet de sirop d'érable et coiffée d'un peu de crème. Le carburant tranquille des matins froids du Massachusetts.
Pourquoi ce plat ? Comme la plupart des femmes de la classe moyenne protestante de Nouvelle-Angleterre, Leavitt commençait sa journée par un porridge et du pain grillé avant de rejoindre l'observatoire de Harvard, où l'attendaient des heures penchée sur les plaques de verre.
Avant que le jour ne se lève sur Cambridge, je faisais chauffer l'avoine doucement, sans la presser, car une bonne bouillie demande de la patience — comme l'examen d'une plaque où se cachent mille étoiles. J'y versais un trait de sirop d'érable, jamais davantage, car la simplicité convient à qui doit travailler longtemps. Croyez-moi, mon enfant : un ventre bien lesté de porridge vaut mieux qu'un esprit distrait par la faim, et le Seigneur n'a jamais reproché à personne d'avoir déjeuné raisonnablement.
Ingrédients (version d’époque)
- Flocons ou gruau d'avoine — deux poignées par personne (base)
- Eau et lait frais — à hauteur (liquide de cuisson)
- Pincée de sel — une pincée (assaisonnement)
- Sirop d'érable — un filet (sucre)
- Crème épaisse — une cuillerée (finition)
Ingrédients
- Flocons d'avoine — 80 g (base)
- Lait (ou moitié lait, moitié eau) — 400 ml (liquide de cuisson)
- Sel — 1 pincée (assaisonnement)
- Sirop d'érable — 1 à 2 c. à soupe (sucre)
- Crème liquide entière — 2 c. à soupe (finition)
Préparation
- Porter le lait (ou le mélange lait-eau) à frémissement avec la pincée de sel.
- Verser l'avoine en pluie et cuire à feu doux 5 à 8 minutes en remuant, jusqu'à obtenir une bouillie épaisse et crémeuse.
- Verser dans un bol, creuser un puits et y déposer le sirop d'érable.
- Napper d'une cuillerée de crème froide et servir aussitôt, bien chaud.
Comment on faisait : On cuisait l'avoine longuement sur le coin du fourneau à bois, parfois depuis la veille au soir pour le gruau entier (steel-cut). Le sucre raffiné étant coûteux, on sucrait au sirop d'érable local ou à la mélasse plutôt qu'au sucre blanc.
Le twist contemporain : Servez-le « cartographie céleste » : un trait de sirop d'érable en spirale et quelques myrtilles séchées en guise d'étoiles, clin d'œil aux relevés de Leavitt.
Sources : Fannie Farmer, The Boston Cooking-School Cook Book, 1896
Henrietta Leavitt · Charactorium

