Café fort de l'observatoire
Un café corsé, infusé à l'ancienne dans une cafetière de fer-blanc, servi noir et brûlant. Le compagnon des veilles studieuses et des hivers de Cambridge.
Un café corsé, infusé à l'ancienne dans une cafetière de fer-blanc, servi noir et brûlant. Le compagnon des veilles studieuses et des hivers de Cambridge.
Quand l'œil se fatigue à dénombrer les céphéides du Petit Nuage de Magellan, rien ne ranime l'esprit comme une tasse de café bien noir. Je le voulais fort — point de ces breuvages pâles qui n'ont de café que le nom. On le laissait monter doucement sur le fourneau, et l'on clarifiait l'infusion d'un peu d'eau froide pour faire tomber le marc au fond. Buvez-le chaud, et vous tiendrez vos relevés jusqu'à la dernière plaque, je vous l'assure.
- •Café fraîchement moulu, mouture grossière — une cuillerée bombée par tasse (base)
- •Eau — une tasse par personne (infusion)
- •Eau froide — un trait (clarification du marc)
Café fort de l'observatoire
Un café corsé, infusé à l'ancienne dans une cafetière de fer-blanc, servi noir et brûlant. Le compagnon des veilles studieuses et des hivers de Cambridge.
Pourquoi ce plat ? Le café fort était « indispensable pour les longues heures de travail » de Leavitt, penchée des journées entières sur les plaques photographiques à comparer des milliers de magnitudes stellaires.
Quand l'œil se fatigue à dénombrer les céphéides du Petit Nuage de Magellan, rien ne ranime l'esprit comme une tasse de café bien noir. Je le voulais fort — point de ces breuvages pâles qui n'ont de café que le nom. On le laissait monter doucement sur le fourneau, et l'on clarifiait l'infusion d'un peu d'eau froide pour faire tomber le marc au fond. Buvez-le chaud, et vous tiendrez vos relevés jusqu'à la dernière plaque, je vous l'assure.
Ingrédients (version d’époque)
- Café fraîchement moulu, mouture grossière — une cuillerée bombée par tasse (base)
- Eau — une tasse par personne (infusion)
- Eau froide — un trait (clarification du marc)
Ingrédients
- Café fraîchement moulu, mouture grossière (torréfaction foncée) — 10 g par tasse de 200 ml (base)
- Eau filtrée — 200 ml par tasse (infusion)
- Crème ou lait (facultatif) — selon le goût (adoucissant)
Préparation
- Porter l'eau à frémissement (sans la faire bouillir violemment).
- Ajouter le café moulu, retirer du feu et laisser infuser 4 minutes en remuant une fois.
- Verser un petit trait d'eau froide pour faire descendre le marc au fond de la cafetière (méthode d'époque).
- Servir doucement dans des tasses chaudes, sans entraîner le marc. Boire noir et brûlant.
Comment on faisait : Avant les filtres en papier, on infusait le café directement dans l'eau (méthode dite « boiled coffee ») et on clarifiait le breuvage avec un peu d'eau froide, parfois une coquille d'œuf, pour précipiter le marc. Le café était une denrée importée précieuse, gardée pour soutenir l'effort.
Le twist contemporain : Reproduisez-le en cafetière à piston (French press) pour retrouver ce corps charpenté : mouture grossière, 4 minutes, infusion noire et franche.
Sources : Fannie Farmer, The Boston Cooking-School Cook Book, 1896
Henrietta Leavitt · Charactorium