James Stewart(1908 — 1997)

James Stewart

États-Unis

7 min de lecture

SpectacleActeur/triceXXe siècleÂge d'or de Hollywood et cinéma américain du XXe siècle, des années 1930 aux années 1970

James Stewart fut l'un des acteurs les plus populaires du cinéma hollywoodien classique. Figure de l'Américain ordinaire et intègre, il tourna sous la direction de Frank Capra et d'Alfred Hitchcock entre les années 1930 et 1970.

Questions fréquentes

James Stewart (1908-1997) est l'un des acteurs emblématiques de l'âge d'or de Hollywood. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il a incarné l'Américain ordinaire et intègre dans des films devenus des classiques, comme La vie est belle (1946) ou Monsieur Smith au Sénat (1939). Sa carrière, des années 1930 aux années 1970, a marqué plusieurs genres : comédie loufoque, western, thriller avec Hitchcock. Moins connu, il a aussi été un véritable héros de guerre, pilote de bombardiers pendant la Seconde Guerre mondiale, atteignant le grade de général de brigade.

Faits marquants

  • Né le 20 mai 1908 à Indiana (Pennsylvanie) et mort le 2 juillet 1997 à Los Angeles
  • Remporte l'Oscar du meilleur acteur en 1941 pour « Indiscrétions » (The Philadelphia Story)
  • Tient le rôle de George Bailey dans « La vie est belle » de Frank Capra (1946)
  • Collabore avec Alfred Hitchcock dans « Fenêtre sur cour » (1954) et « Sueurs froides » (Vertigo, 1958)
  • Pilote de bombardier durant la Seconde Guerre mondiale, il atteint le grade de général de brigade dans la réserve

Œuvres & réalisations

Monsieur Smith au Sénat (Mr. Smith Goes to Washington) (1939)

Film de Frank Capra où Stewart incarne un jeune sénateur idéaliste luttant seul contre la corruption. Il y impose sa figure d'Américain intègre et ordinaire.

Indiscrétions (The Philadelphia Story) (1940)

Comédie raffinée aux côtés de Katharine Hepburn et Cary Grant qui valut à Stewart son unique Oscar du meilleur acteur.

La vie est belle (It's a Wonderful Life) (1946)

Conte de Noël de Frank Capra devenu un classique mondial, où un homme désespéré découvre la valeur de sa vie. Rôle préféré de Stewart.

Harvey (1950)

Comédie où Stewart joue un homme doux dont le meilleur ami est un lapin géant invisible. Le rôle devint l'un des plus aimés de sa carrière.

Fenêtre sur cour (Rear Window) (1954)

Thriller d'Alfred Hitchcock où Stewart, photographe immobilisé par une jambe cassée, soupçonne un voisin d'un meurtre en l'espionnant par la fenêtre.

Sueurs froides (Vertigo) (1958)

Chef-d'œuvre d'Hitchcock sur l'obsession et le vertige, souvent cité aujourd'hui parmi les plus grands films de l'histoire du cinéma.

Autopsie d'un meurtre (Anatomy of a Murder) (1959)

Film de procès où Stewart joue un avocat de province ; un rôle réaliste et nuancé qui renouvela son image.

L'Homme qui tua Liberty Valance (The Man Who Shot Liberty Valance) (1962)

Western de John Ford réfléchissant sur la légende et la vérité dans la conquête de l'Ouest, avec John Wayne à ses côtés.

Anecdotes

Pendant la Seconde Guerre mondiale, James Stewart ne se contenta pas de jouer les héros à l'écran : il s'engagea réellement dans l'armée de l'air américaine et pilota des bombardiers lors de missions de combat au-dessus de l'Allemagne. Il termina sa carrière militaire avec le grade de général de brigade, l'un des plus élevés jamais atteints par une vedette de cinéma.

Quand il reçut l'Oscar du meilleur acteur en 1941 pour « Indiscrétions » (The Philadelphia Story), il envoya la statuette à son père dans leur petite ville de Pennsylvanie. Celui-ci l'exposa fièrement dans la vitrine de sa quincaillerie familiale, où elle resta visible pendant des années.

Stewart et l'acteur Henry Fonda furent amis pendant près de cinquante ans. Jeunes comédiens fauchés, ils partagèrent un appartement et passaient leurs soirées à construire de petits avions et cerfs-volants miniatures. Malgré des opinions politiques très opposées, ils restèrent inséparables jusqu'à la mort de Fonda en 1982.

À sa sortie en 1946, « La vie est belle » (It's a Wonderful Life) fut un échec commercial. Ce n'est que des décennies plus tard, grâce aux diffusions télévisées de Noël, que le film devint l'un des plus aimés de l'histoire du cinéma américain et le rôle préféré de Stewart.

En 1981, lors d'une émission de télévision animée par Johnny Carson, Stewart lut un poème qu'il avait écrit pour son chien Beau, récemment mort. Sa voix tremblante et ses larmes émurent tout le public : ce moment montra l'homme sensible derrière la figure du héros américain.

Sources primaires

La vie est belle (It's a Wonderful Life), réplique finale (1946)
Chaque fois qu'une cloche sonne, un ange reçoit ses ailes.
Monsieur Smith au Sénat (Mr. Smith Goes to Washington), scène de l'obstruction (1939)
Les grandes causes qui valent la peine d'être défendues sont toujours des causes perdues, parce qu'on doit les défendre contre tous.
Discours de James Stewart à l'AFI Life Achievement Award (1980)
Stewart y évoque sa gratitude envers le métier d'acteur et la chance d'avoir travaillé avec de grands réalisateurs comme Capra et Hitchcock.
Lecture du poème « Beau » au Tonight Show de Johnny Carson (1981)
Stewart lit en direct un poème écrit pour son chien défunt, s'interrompant sous l'émotion.

Lieux clés

Indiana, Pennsylvanie

Petite ville où James Stewart naquit et grandit, où son père tenait une quincaillerie familiale. La ville lui rend hommage aujourd'hui par un musée.

Université de Princeton

Université prestigieuse du New Jersey où Stewart étudia l'architecture avant de se tourner vers le théâtre puis le cinéma.

Hollywood, Los Angeles

Quartier de Los Angeles centre de l'industrie du cinéma américain, où Stewart tourna l'essentiel de ses films sous contrat avec les grands studios.

Base aérienne de Tibenham (Norfolk, Angleterre)

Base de l'aviation américaine en Angleterre d'où Stewart décolla pour ses missions de bombardement durant la Seconde Guerre mondiale.

Beverly Hills, Californie

Quartier résidentiel cossu de Los Angeles où Stewart vécut avec sa famille et où il mourut en 1997.

Forest Lawn Memorial Park, Glendale

Grand cimetière de la région de Los Angeles où de nombreuses stars de Hollywood reposent, dont James Stewart.

Voir aussi