Biographie

Johannes Vermeer est un peintre néerlandais du Siècle d'or hollandais, célèbre pour ses scènes d'intérieur intimes baignées d'une lumière subtile. Maître de Delft, il a laissé une œuvre rare mais d'une qualité exceptionnelle.

Jan Vermeer(1632 — 1675)

Jan Vermeer

Royaume des Pays-Bas

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Arts visuelsArtisteTemps modernesSiècle d'or hollandais (Provinces-Unies du XVIIe siècle), âge d'or de la peinture de genre et de la prospérité marchande néerlandaise

Questions fréquentes

Johannes Vermeer (1632-1675) est un peintre néerlandais du Siècle d'or hollandais, célèbre pour ses scènes d'intérieur baignées d'une lumière subtile. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'il a produit très peu de tableaux — environ 35 en vingt ans — mais d'une qualité exceptionnelle. Ce qui distingue Vermeer de ses contemporains, c'est son usage audacieux du pigment coûteux de bleu outremer et sa maîtrise des effets de perspective, peut-être aidé par une camera obscura. Son œuvre rare et précieuse en fait un maître incontournable de la peinture de genre.

Faits marquants

  • Né en 1632 à Delft (Provinces-Unies)
  • Peint La Laitière vers 1658-1660
  • Réalise La Jeune Fille à la perle vers 1665
  • Devient doyen de la guilde de Saint-Luc de Delft (1662, 1670)
  • Mort en 1675 à Delft, laissant une œuvre d'une trentaine de tableaux

Œuvres & réalisations

La Jeune Fille à la perle (vers 1665)

« Tronie » (portrait d'expression) au turban bleu et à la perle lumineuse, devenu une icône mondiale surnommée la « Joconde du Nord ».

La Laitière (vers 1658-1660)

Scène de cuisine d'une humble servante versant du lait, célèbre pour sa lumière et la dignité donnée au geste quotidien.

Vue de Delft (vers 1660-1661)

Rare paysage urbain de Vermeer, considéré comme l'un des plus beaux panoramas de ville de la peinture occidentale.

L'Art de la peinture (L'Atelier) (vers 1666-1668)

Mise en scène allégorique de son propre atelier ; toile que Vermeer conserva toute sa vie comme manifeste de son art.

La Peseuse de perles (vers 1664)

Femme tenant une balance vide devant un tableau du Jugement dernier, méditation sur la mesure et la vanité des biens.

La Liseuse à la fenêtre (vers 1657-1659)

Jeune femme lisant une lettre près d'une fenêtre, exemple parfait de ses intérieurs intimes baignés de lumière.

L'Astronome (1668)

Savant penché sur un globe céleste, hommage à la science hollandaise et à la soif de connaissance du Siècle d'or.

L'Entremetteuse (1656)

L'une de ses rares œuvres datées et signées, scène de genre plus grande et colorée marquant un tournant dans son style.

Anecdotes

Vermeer travaillait si lentement et peignait si peu — environ 35 tableaux connus en vingt ans de carrière — qu'il ne pouvait vivre de sa seule peinture. Il complétait ses revenus comme marchand de tableaux, métier hérité de son père aubergiste.

À sa mort en 1675, Vermeer laissa onze enfants encore à charge et de lourdes dettes. Sa veuve Catharina Bolnes dut céder deux toiles au boulanger pour éponger une ardoise de pain impayée.

On pense que Vermeer s'aidait d'une chambre noire (camera obscura), un instrument optique qui projetait l'image d'une scène sur une surface. Cela expliquerait les effets de flou lumineux et les petits points de lumière brillants si caractéristiques de ses toiles.

Après sa mort, Vermeer tomba dans un oubli presque total pendant près de deux siècles. C'est le critique français Théophile Thoré-Bürger qui le redécouvrit dans les années 1860 et fit renaître sa gloire.

Au XXe siècle, le faussaire néerlandais Han van Meegeren trompa les plus grands experts en peignant de faux Vermeer ; il en vendit même un au dignitaire nazi Hermann Göring, ce qui le sauva paradoxalement d'une accusation de collaboration.

Sources primaires

Acte d'inventaire après décès de Vermeer (archives de Delft) (1676)
Inventaire des biens meublant la maison de la veuve, mentionnant le matériel de peinture, des toiles et les dettes considérables laissées par le défunt.
Journal de voyage de Pieter Teding van Berkhout (1669)
Le visiteur note avoir rencontré « un excellent peintre nommé Vermeer » et admiré chez lui des œuvres dont « la partie la plus extraordinaire et la plus curieuse réside dans la perspective ».
Registre de la guilde de Saint-Luc de Delft (1653)
Inscription de Johannes Vermeer comme maître peintre membre de la guilde, l'autorisant à vendre ses œuvres et à prendre des apprentis.
Description de la ville de Delft, Dirck van Bleyswijck (1667)
Mention élogieuse de Vermeer parmi les peintres notables de la cité, évoquant indirectement la mort de Carel Fabritius dont il aurait pris la relève.

Lieux clés

Delft

Ville natale de Vermeer où il vécut, travailla et mourut. Cité prospère réputée pour sa faïence bleue et son commerce.

Place du Marché de Delft (Markt)

Cœur de la ville, bordé de l'hôtel de ville et de la Nieuwe Kerk. Vermeer y naquit et la guilde de Saint-Luc s'y trouvait.

Guilde de Saint-Luc de Delft

Corporation des peintres dont Vermeer devint maître puis doyen. Elle régissait la formation et la vente des œuvres.

Oude Kerk de Delft

Vieille église où Vermeer fut inhumé en 1675. Édifice gothique emblématique de la ville.

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