La table de restriction sous l'Occupation
Entre 1940 et 1944, la France mange au rythme des tickets de rationnement et des cartes d'alimentation (J3, A, etc.). Le repas ne s'organise plus en entrée-plat-dessert mais autour de ce que l'on a pu obtenir : la ration officielle (pain gris, peu de matières grasses), le 'système D' (jardin, troc, colis de la famille restée à la campagne), et l'ersatz qui remplace le manquant (café, sucre, savon). On compose avec les légumes-racines délaissés avant-guerre, et le Midi de Moulin garde un avantage : l'huile d'olive, l'ail et le soleil. Un homme clandestin, lui, mange surtout sur le pouce, chez ceux qui l'hébergent.
Signature : Le topinambour et le rutabaga
Légendaires légumes de la 'soupe d'Occupation' : autrefois réservés au bétail, ils deviennent les vedettes contraintes de toutes les tables françaises. Ils incarnent à eux seuls le goût de ces années de privation que Moulin partage avec tout le pays.
Jean Moulin à table
1899 — 1943
5 recettes d’époque
☕
QuotidienPurée de topinambours à l'huile d'olive
Le plat de restriction (la ration du jour)
☕ 🧂· 35 min
Voir la recette
🍯
FestifPetits pâtés de Béziers
La pâtisserie du pays (mémoire de Béziers)
🍯 🧂 🌶️· 1 h 15
Voir la recette
☕
BoissonCafé national à l'orge et à la chicorée
L'ersatz du matin (la boisson de substitution)
☕· 20 min
Voir la recette
🧂
VoyagePan-bagnat niçois du clandestin
L'en-cas du proscrit (le casse-croûte qu'on emporte)
🧂 🍋· 20 min (+ 30 min de presse)
Voir la recette
🍯
ConservationRaisiné, la confiture sans sucre
La réserve du garde-manger (conservation du Midi)
🍯· 2 h
Voir la recette