Retour à Jean-Sébastien Bach
La table bourgeoise luthérienne (Frühstück, Mittagsmahl, Vesper)
Chez un cantor saxon comme Bach, la journée se rythme autour de trois moments : le Frühstück du matin, souvent une soupe chaude prise avant l'office ou la classe ; le Mittagsmahl de midi, le vrai repas de famille, copieux les jours de fête ; et la Vesper de l'après-midi, en-cas de pain, de hareng ou de café. On ne sépare pas entrée-plat-dessert : on sert ce que la saison, le calendrier liturgique luthérien (jours maigres, Avent, Noël) et la bourse permettent, le tout précédé d'une prière de grâces.
Signature : Le café de Leipzig (Bohnenkaffee)
Le grain de café torréfié, fraîchement moulu et infusé brûlant, est LA signature de Bach : il composa pour le Café Zimmermann la fameuse Cantate du Café (BWV 211), où une jeune fille refuse de renoncer à sa tasse. Le café est l'épice noire de sa vie publique, le fil qui relie sa musique à la sociabilité bourgeoise de Leipzig.

Jean-Sébastien Bach à table

1685 — 1750

5 recettes d’époque