Romancier américain né en 1902 en Californie, figure majeure de la littérature sociale du XXe siècle. Il dépeint les laissés-pour-compte de la Grande Dépression et reçoit le prix Nobel de littérature en 1962.
John Steinbeck(1902 — 1968)
John Steinbeck
États-Unis
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Questions fréquentes
Citations célèbres
« Le devoir de l'écrivain est de proclamer et de célébrer la capacité prouvée de l'homme à la grandeur de cœur et d'esprit.»
Faits marquants
- Né le 27 février 1902 à Salinas, en Californie
- Publie Des souris et des hommes en 1937
- Reçoit le prix Pulitzer en 1940 pour Les Raisins de la colère (1939)
- Obtient le prix Nobel de littérature en 1962
- Mort le 20 décembre 1968 à New York
Œuvres & réalisations
Premier grand succès de Steinbeck, qui dépeint avec tendresse et humour une bande de marginaux de Monterey.
Court roman sur deux ouvriers agricoles itinérants rêvant d'une ferme à eux. Devenu un classique étudié dans le monde entier.
Chef-d'œuvre suivant l'exode d'une famille de fermiers ruinés vers la Californie. Prix Pulitzer 1940 et symbole de la Grande Dépression.
Conte moral sur un pauvre pêcheur dont la découverte d'une perle précieuse attire le malheur. Récit bref et universel.
Tableau chaleureux et poétique du quartier des conserveries de Monterey et de ses habitants pauvres mais libres.
Vaste saga familiale dans la vallée de Salinas, relecture du récit biblique de Caïn et Abel. Steinbeck la jugeait son œuvre la plus ambitieuse.
Récit de voyage à travers les États-Unis en compagnie de son chien. Portrait intime de l'Amérique des années 1960.
Anecdotes
Dans sa jeunesse, Steinbeck enchaîne les petits boulots : ouvrier agricole dans les ranchs de Californie, manœuvre dans une sucrerie, gardien de propriété. Ces années passées aux côtés des journaliers nourriront toute son œuvre sur les travailleurs pauvres.
En 1939, son roman « Les Raisins de la colère » provoque un tel scandale qu'il est interdit et même brûlé publiquement dans le comté de Kern, en Californie, où se déroule l'histoire. Les gros propriétaires terriens accusaient Steinbeck de mensonge et de propagande communiste.
En 1960, à près de 58 ans, Steinbeck traverse les États-Unis dans un pick-up aménagé qu'il baptise « Rossinante », du nom du cheval de Don Quichotte. Pour seule compagnie, il emmène son caniche français, Charley, et raconte ce périple dans « Voyage avec Charley ».
Le titre « Des souris et des hommes » vient d'un poème du Écossais Robert Burns : « Les plans les mieux conçus des souris et des hommes tournent souvent mal. » Steinbeck choisit cette phrase pour annoncer dès le titre que le rêve des deux héros échouera.
Quand il reçoit le prix Nobel de littérature en 1962, Steinbeck doute lui-même de le mériter : interrogé par un journaliste pour savoir s'il pensait être un bon choix, il répond honnêtement « Franchement, non. »
Sources primaires
Et les grandes compagnies ne savaient pas que la ligne entre la faim et la colère est très mince.
Un type qui a quelqu'un, qui s'occupe d'un autre, ça lui donne moins envie de plaquer là tout en bloc.
Je soutiens qu'un écrivain qui ne croit pas passionnément à la perfectibilité de l'homme n'a aucune vocation ni place dans la littérature.
Je découvris très tôt que l'on ne fait pas un voyage ; c'est le voyage qui vous fait.
Cannery Row, à Monterey, en Californie, c'est un poème, une puanteur, un grincement, une lumière, un ton, une habitude, une nostalgie, un rêve.
Lieux clés
Ville natale de Steinbeck, au cœur d'une riche vallée agricole. Elle inspire le décor de plusieurs de ses romans, dont « À l'est d'Éden ».
Port et quartier de conserveries de sardines de la côte californienne. Steinbeck y situe « Rue de la sardine » et « Tendre jeudi ».
Steinbeck y suit des cours par intermittence dans les années 1920, sans jamais obtenir de diplôme. Il y nourrit son goût pour la littérature et la biologie.
Grande route reliant le Middle West à la Californie, que Steinbeck surnomme la « route mère » dans « Les Raisins de la colère ». Les familles d'Okies l'empruntaient pour fuir le Dust Bowl.
Petite ville côtière de Long Island où Steinbeck possède une maison dans ses dernières années. C'est de là qu'il part pour son « Voyage avec Charley ».
Grande métropole où Steinbeck s'installe une partie de sa vie et où il meurt en 1968. La ville représente le pôle opposé à sa Californie natale.
Objets typiques

Outil quotidien de l'écrivain, sur lequel Steinbeck tapait ses romans. Il rédigeait pourtant aussi de longs brouillons à la main, au crayon.

Steinbeck écrivait ses premiers jets au crayon et en consommait des dizaines par jour, taillés à la main. Il en gardait toujours une réserve sur son bureau.

Camionnette aménagée en logement mobile avec laquelle Steinbeck traversa les États-Unis en 1960. Il la nomma d'après le cheval de Don Quichotte.

Vieille automobile surchargée de meubles et de familles, symbole des « Raisins de la colère ». Des milliers d'Okies fuyaient ainsi le Dust Bowl vers la Californie.

Distinction reçue en 1962 pour l'ensemble de son œuvre. Elle récompense un romancier devenu la voix des laissés-pour-compte.

Steinbeck tenait des journaux de bord détaillés pendant l'écriture, notamment pour « Les Raisins de la colère » et « À l'est d'Éden ». Il y consignait ses doutes et son avancement quotidien.
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Vie quotidienne
Matin
Steinbeck commençait à écrire tôt le matin, quand l'esprit était frais et la maison silencieuse. Il se fixait un objectif quotidien, parfois un nombre de pages, et tenait un journal de bord pour suivre son avancement.
Après-midi
L'après-midi, il relisait, corrigeait ou répondait à son abondant courrier. Il aimait aussi bricoler, marcher dans la nature ou observer la vie autour de lui, matière première de ses romans.
Soir
Le soir, Steinbeck lisait beaucoup et recevait volontiers des amis, notamment le biologiste marin Ed Ricketts, avec qui il refaisait le monde autour d'un verre. Il discutait littérature, science et politique tard dans la nuit.
Alimentation
Issu de la Californie agricole, il appréciait les produits frais, les fruits de mer de Monterey et la cuisine simple. Grand amateur de vin et de bonne chère, il partageait souvent ses repas avec des pêcheurs et des ouvriers.
Vêtements
Steinbeck portait des vêtements sobres et pratiques : chemises de toile, vestes usées, pantalons robustes, à l'image des travailleurs qu'il côtoyait. Il fuyait l'élégance mondaine et se sentait mal à l'aise dans les habits de cérémonie.
Habitat
Il vécut dans des maisons modestes en Californie, près de Monterey et Salinas, puis dans une demeure à Sag Harbor, sur la côte de Long Island. Il aimait les logements proches de la mer, avec un cabanon ou un coin tranquille pour écrire.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Tortilla Flat
1935
Des souris et des hommes
1937
Les Raisins de la colère
1939
La Perle
1947
Rue de la sardine (Cannery Row)
1945
À l'est d'Éden
1952
Voyage avec Charley
1962






