Julius Spier(1887 — 1942)
Julius Spier
Reich allemand
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Julius Spier (1887-1942) était un psychologue et chirologue juif allemand. Élève de Carl Gustav Jung, il développa la « psychochirologie », une lecture des mains à visée psychologique. Il est surtout connu aujourd'hui comme le mentor et l'amant d'Etty Hillesum.
Questions fréquentes
Faits marquants
- Né le 25 avril 1887 à Francfort-sur-le-Main
- Élève de Carl Gustav Jung, qui l'encouragea à développer la chirologie psychologique
- Fondateur de la « psychochirologie », méthode d'analyse de la personnalité par l'étude des mains
- Mentor et amant d'Etty Hillesum à Amsterdam à partir de 1941, figure centrale de son Journal
- Mort le 15 septembre 1942 à Amsterdam, échappant à la déportation
Œuvres & réalisations
Spier transforme la lecture des mains en méthode d'analyse psychologique, sous l'impulsion de Carl Gustav Jung.
Son ouvrage majeur sur la lecture des mains comme indice du développement psychique, préfacé par C. G. Jung.
Spier anime des ateliers de psychochirologie et de développement personnel pour des consultants en exil ou menacés.
Son travail thérapeutique auprès d'Etty Hillesum nourrit le journal de celle-ci, devenu un témoignage majeur sur la spiritualité face à la Shoah.
Anecdotes
Avant de devenir chirologue, Julius Spier a longtemps travaillé dans le monde des affaires et de la banque à Francfort. Doté d'une mémoire visuelle exceptionnelle pour les mains, il aurait, dit-on, pu reconnaître des personnes à leurs seules empreintes palmaires.
Vers 1934, Spier rencontre le célèbre psychiatre Carl Gustav Jung à Zurich. Jung l'encourage à transformer son talent de lecture des mains en une véritable méthode psychologique : c'est la naissance de la « psychochirologie ».
En février 1941, à Amsterdam, une jeune femme nommée Etty Hillesum vient le consulter pour soigner ses angoisses. Spier devient son thérapeute, son mentor et son amant ; il occupe une place centrale dans son journal intime, devenu un grand classique de la littérature de la Shoah.
Spier mourut d'un cancer le 15 septembre 1942, la veille du jour où il devait se présenter pour être déporté. Etty Hillesum écrivit que cette mort « à temps » lui avait épargné Westerbork et Auschwitz — un destin auquel elle n'échappa pas elle-même.
Pour analyser une main, Spier en prenait une empreinte à l'encre noire, comme un relevé d'empreintes digitales, puis comparait des centaines de ces relevés pour étayer ses interprétations psychologiques.
Sources primaires
« Il a quarante-cinq ans environ et c'est, sur le plan psychologique, l'homme le plus complexe que j'aie jamais rencontré. » Etty Hillesum décrit dans son journal l'emprise et la fascination que Spier exerce sur elle.
Spier y expose sa méthode de lecture des mains comme miroir du développement psychologique de l'enfant ; l'ouvrage paraît à titre posthume avec une introduction de C. G. Jung.
Jung présente la chirologie de Spier comme une approche empirique digne d'attention pour saisir le caractère, tout en gardant la prudence du scientifique.
Lieux clés
Ville natale de Julius Spier, grand centre financier et culturel de l'Allemagne où il passa sa jeunesse et débuta dans les affaires.
Capitale de la République de Weimar où Spier développa son activité de chirologue avant la montée du nazisme.
Ville où Spier travailla auprès de Carl Gustav Jung, qui l'incita à fonder la psychochirologie.
Refuge de Spier après sa fuite d'Allemagne en 1939. Il y donna ses consultations, y rencontra Etty Hillesum et y mourut en 1942.






