Retourne la ficheLouis Aragon à table
1897 — 1982
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Le repas à la française et la table de la débrouille
Le repas français du XXe siècle se déroule en séquence conviviale autour d'une nappe : un apéritif (un verre de rouge, quelques œufs ou olives), un ou deux plats partagés, le fromage, puis une douceur et le café arrosé d'un digestif. Mais la table d'Aragon est aussi celle de l'Occupation : tickets de rationnement, ersatz et système D. On y conjugue le rituel du bistrot parisien, les saveurs russes apportées par Elsa Triolet, et l'art de tirer un repas de presque rien dans la Zone libre.
Signature : La débrouille (le système D)
Sous l'Occupation, la cuisine française se réinvente : on remplace le café par la chicorée torréfiée, le pain blanc par le pain gris, et on exhume des légumes oubliés comme le topinambour et le rutabaga. La signature de cette table, c'est cet art de la pénurie élégante — faire beaucoup avec très peu, sans jamais renoncer au plaisir partagé ni au verre de rouge entre amis.
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Louis Aragon à table
1897 — 1982
5 recettes d’époque
QuotidienŒufs mayonnaise du bistrot
Le casse-croûte de comptoir (l'amorce du repas, ce qu'on grignote au zinc avant les choses sérieuses)
🧂 🍄 🍋· 20 min
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FestifBlinis à la crème, façon Elsa
Le zakouski (la table d'amuse-bouches russes que l'on partage avant le thé ou le repas, héritée d'Elsa Triolet)
🧂 🍄 🍋· 1 h 30
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ConservationGratin de topinambours de la Zone libre
Le plat de la débrouille (le plat unique et nourrissant qui tient lieu de repas quand les tickets manquent)
🧂 🍄· 50 min
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BoissonLa chicorée du matin
La boisson chaude du réveil (l'ersatz de café qui ouvrait les journées de l'Occupation)
☕· 5 min
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RemèdeGrog de miel et citron de la veillée
Le remontant du soir (la boisson chaude réconfortante qui clôt la journée et réchauffe les nuits froides)
🍯 🍋· 5 min
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