La carte de Louis Aragon
La boisson chaude du réveil (l'ersatz de café qui ouvrait les journées de l'Occupation)

La chicorée du matin

BoissonDocumentéefacile5 min

Une boisson chaude tirée de racines de chicorée torréfiées, sombre et amère, allongée d'un peu de lait. L'ersatz emblématique des années sombres, devenu un goût familier et réconfortant.

La boisson chaude du réveil (l'ersatz de café qui ouvrait les journées de l'Occupation)

Une boisson chaude tirée de racines de chicorée torréfiées, sombre et amère, allongée d'un peu de lait. L'ersatz emblématique des années sombres, devenu un goût familier et réconfortant.

Du café ? Quelle douce illusion ! On buvait la chicorée, noire et amère, et c'est à sa lueur que j'ai noirci tant de pages dans la clandestinité. Tu la fais infuser fort, tu y mets un nuage de lait si tu en trouves, et tu serres la tasse entre tes mains glacées. Cette amertume-là, vois-tu, avait le goût de l'espérance entêtée.
Louis Aragon
Ingrédients
  • Racines de chicorée torréfiées et mouluesune cuillerée (base)
  • Eau bouillanteun bol (infusion)
  • Laitsi disponible (adoucissant)
Comment on faisait : La chicorée se fabriquait à partir de la racine de la plante, séchée puis torréfiée et moulue. Bon marché et cultivable en France (notamment dans le Nord), elle remplaça massivement le café introuvable durant les deux guerres et resta longtemps un goût familier des petits-déjeuners français.