Louis Vigée (1715-1767) est un peintre et poète français, membre de l'Académie royale de peinture. Il est principalement connu comme le père d'Élisabeth Vigée Le Brun, l'une des plus grandes portraitistes de la cour de Louis XVI.
Louis Vigée(1715 — 1767)
Louis Vigée
France
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Questions fréquentes
Faits marquants
- Né en 1715 à Paris, mort en 1767
- Reçu à l'Académie royale de peinture et de sculpture comme peintre de portraits
- Pratiquait principalement le portrait au pastel
- Père d'Élisabeth Vigée Le Brun (1755-1842), grande portraitiste de Marie-Antoinette
- Transmit sa passion pour la peinture à sa fille dès son plus jeune âge
Œuvres & réalisations
Louis Vigée réalisa tout au long de sa carrière des portraits commandés par des notables parisiens, nobles et bourgeois. Sa maîtrise du pastel lui valut une clientèle fidèle dans les milieux aisés de la capitale sous Louis XV.
Toute candidature à l'Académie royale impliquait la présentation d'une œuvre jugée par les académiciens. L'acceptation du morceau de réception de Louis Vigée confirma la qualité de sa technique picturale et lui ouvrit les portes de l'institution.
À côté de son activité de peintre, Louis Vigée composa des poèmes qui témoignent de sa double sensibilité artistique et littéraire. Cette production reste peu documentée mais est mentionnée avec affection dans les mémoires de sa fille Élisabeth.
Anecdotes
Louis Vigée encourageait dès le plus jeune âge sa fille Élisabeth à peindre et dessiner. Quand il la surprenait à griffonner dans ses cahiers d'écolière au lieu de faire ses leçons, il ne la grondait pas, mais admirait ses croquis avec enthousiasme. Cette bienveillance paternelle fut décisive dans la vocation de la future grande portraitiste.
Peintre spécialisé dans le pastel, Louis Vigée excellait dans l'art du portrait en faisant ressortir la vivacité du regard et le naturel des expressions. Sa technique fine et colorée s'inscrivait pleinement dans l'esthétique rococo prisée à la cour de Louis XV, où la légèreté et la grâce étaient les valeurs suprêmes de la peinture.
Louis Vigée était aussi poète à ses heures, une passion littéraire qui s'ajoutait à son activité de peintre académique. Cette double sensibilité artistique, rare pour un plasticien de son époque, témoigne de la richesse de la vie culturelle parisienne au siècle des Lumières.
Membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture, Louis Vigée appartenait à l'élite artistique reconnue par la monarchie française. L'admission dans cette institution prestigieuse, fondée en 1648, était une consécration qui ouvrait les portes des commandes officielles et des grands salons parisiens.
Louis Vigée mourut en 1767 alors que sa fille Élisabeth n'avait que douze ans. Cette perte prématurée marqua profondément la jeune fille, qui se souvint toute sa vie de l'influence décisive de son père sur sa vocation. Dans ses célèbres Souvenirs rédigés à la fin de sa vie, Élisabeth Vigée Le Brun évoque avec émotion la mémoire de ce père trop tôt disparu.
Sources primaires
Mon père, qui était peintre au pastel et membre de l'Académie royale de peinture, m'encouragea dès ma plus tendre enfance dans le goût que je montrais pour les arts. Je lui dois le premier développement de mes dispositions naturelles, et sa perte, trop tôt survenue, fut pour moi un deuil dont je ne me consolai jamais entièrement.
Mention des séances de réception et des délibérations académiques auxquelles participaient les membres associés, dont les pastellistes portraitistes admis sous le règne de Louis XV.
Les livrets officiels des expositions biennales du Salon du Louvre recensaient les œuvres exposées par les membres de l'Académie royale, permettant de retrouver les pastellistes actifs à Paris sous Louis XV.
Lieux clés
Louis Vigée vécut et travailla toute sa carrière à Paris, centre culturel et artistique de la France des Lumières. C'est dans la capitale qu'il reçut ses commandes de portraits, fréquenta les milieux académiques et éleva sa fille Élisabeth.
Institution fondée en 1648, l'Académie royale réunissait l'élite des artistes français reconnus par la monarchie. Louis Vigée en était membre, ce qui lui permettait d'exposer au Salon du Louvre et d'appartenir à la communauté officielle des arts.
L'exposition biennale des œuvres des académiciens, ouverte au public dans les salles du Louvre, était la principale vitrine des artistes de l'époque. Louis Vigée y présentait ses portraits au pastel devant un large public parisien et curieux.
Le quartier central de Paris où vivait et travaillait la famille Vigée, dans un environnement bourgeois et artisanal proche des ateliers d'artistes. C'est là qu'Élisabeth Vigée Le Brun fit ses premières armes en dessinant et en observant son père peindre.
Objets typiques

Le pastel était le médium de prédilection de Louis Vigée pour ses portraits. Ces petits bâtons de pigments colorés mélangés à une gomme permettaient d'obtenir des teintes douces et veloutées très appréciées dans les intérieurs aristocratiques du XVIIIe siècle.

À la différence de la peinture à l'huile, le pastel se travaillait sur des supports granuleux — papier vélin, parchemin ou toile préparée — tendus sur un châssis de bois. Le choix du support conditionnait l'adhérence et l'éclat final des pigments.

Le pastelliste utilisait ses doigts, des estompes de papier roulé et des brosses souples pour fondre les couleurs et créer les dégradés caractéristiques du style rococo. Ces outils simples exigeaient une très grande maîtrise technique.

Le document officiel attestant l'admission à l'Académie royale de peinture et de sculpture conférait à son détenteur le droit d'exposer au Salon et d'enseigner officiellement la peinture, lui ouvrant l'accès aux commandes les plus prestigieuses.

Louis Vigée, également poète, rédigeait ses vers dans des carnets ou sur des feuillets volants. Cette pratique littéraire était courante chez les artistes du XVIIIe siècle qui fréquentaient les salons où se mêlaient peinture, poésie et musique.

Les réunions de l'Académie royale et les visites aux commanditaires exigeaient une mise soignée. Comme tout membre de l'élite artistique parisienne sous Louis XV, Louis Vigée arborait justaucorps brodé, bas de soie et perruque poudrée dans les occasions officielles.
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Vie quotidienne
Matin
Louis Vigée commençait sa journée de bonne heure dans son atelier parisien, profitant de la lumière naturelle du matin, indispensable au travail délicat du pastel. Il préparait ses bâtons de couleur, disposait son modèle et entamait les séances de pose qui pouvaient durer plusieurs heures consécutives.
Après-midi
L'après-midi était souvent consacré aux finitions des portraits en cours et aux rendez-vous avec les commanditaires. Il pouvait également se rendre à l'Académie royale pour les réunions périodiques, échanger avec ses confrères ou superviser l'apprentissage informel de sa jeune fille Élisabeth, à qui il montrait ses techniques.
Soir
Les soirées voyaient Louis Vigée fréquenter les salons littéraires et artistiques parisiens, lieux de sociabilité incontournables au siècle des Lumières où philosophes, peintres, poètes et musiciens se retrouvaient. Il y cultivait sa veine poétique et entretenait le réseau de relations mondaines indispensable à sa carrière de portraitiste.
Alimentation
Comme la plupart des artisans et artistes parisiens aisés de son temps, Louis Vigée mangeait deux repas principaux par jour. Son alimentation reposait sur le pain, les légumes, la viande bouillie ou rôtie, accompagnés de vin coupé d'eau. Le café, boisson nouvelle très à la mode dans les cafés parisiens, faisait sans doute partie de ses habitudes quotidiennes.
Vêtements
Louis Vigée portait les habits caractéristiques d'un bourgeois cultivé sous Louis XV : culotte de drap, bas de soie ou de laine, chemise à jabot de dentelle, justaucorps boutonné et perruque poudrée lors des occasions officielles. Dans son atelier, il revêtait une blouse plus simple pour protéger ses vêtements des pigments du pastel.
Habitat
La famille Vigée occupait un appartement dans un immeuble bourgeois de Paris, comprenant un atelier suffisamment vaste pour y installer des modèles. Le logement se caractérisait par des meubles en bois sculpté, des rideaux de tissu et quelques tableaux accrochés aux murs — décor typique d'un foyer d'artiste aisé dans la Paris du XVIIIe siècle.
Frise contextuelle
Vocabulaire d'époque
Liens externes & ressources
Références
Œuvres
Portraits au pastel de la bourgeoisie et de l'aristocratie parisiennes
Vers 1740-1767
Morceau de réception à l'Académie royale de peinture et de sculpture
Milieu XVIIIe siècle
Œuvres poétiques
Milieu XVIIIe siècle






