La carte de Louise Michel
Pot-au-feu de cheval du siège
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Le plat de résistance des jours assiégés

Pot-au-feu de cheval du siège

FestifDocumentée🧂 🍄moyen3 h 30
Le plat de résistance des jours assiégés

Pot-au-feu de cheval du siège

Pourquoi ce plat ? Pendant le siège de Paris (1870-1871), où Louise Michel fut ambulancière et combattante, la viande de bœuf disparut et l'on mangea du cheval, devenu denrée presque festive tant elle était disputée. Un pot-au-feu de cheval était alors un repas de fête arraché à la famine.

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Le plat de résistance des jours assiégés

Un bouillon long et parfumé où mijote un morceau de viande de cheval avec les légumes-racines disponibles. Robuste, nourrissant, c'était le luxe possible d'une ville affamée.

Tu veux savoir ce qu'était la fête, pendant que les obus pleuvaient sur Paris ? C'était un morceau de cheval dans la marmite. Le bœuf avait disparu depuis longtemps, on faisait la queue des heures pour un os, et l'on bénissait la bête qui nous tenait debout. Je l'ai mis à mijoter avec ce qui restait de poireaux et de raves, et l'odeur du bouillon, crois-moi, valait tous les festins des Tuileries. On a tenu là-dessus, et sur l'espérance.
Louise Michel
Ingrédients
  • Viande de cheval (paleron, gîte)un morceau (pièce maîtresse)
  • Poireauxce qu'on trouve (aromate)
  • Navets et carottesquelques-uns (garniture)
  • Oignonun, piqué d'un clou de girofle (parfum)
  • Sel, gros selselon (assaisonnement)
Comment on faisait : L'hippophagie, déjà autorisée en France depuis 1866, devint un fait massif durant le siège : faute de bœuf, on abattit chevaux de fiacre puis ceux du Jardin d'acclimatation. Le pot-au-feu, plat dominical du peuple, se fit alors au cheval — et son bouillon nourrissait les malades des ambulances tenues par des femmes comme Louise Michel.
Sources : Louise Michel, Mémoires (1886) · Témoignages du siège de Paris (1870-1871)

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