La carte de Louise Michel
L'en-cas sucré de la rue et du goûter

Pain perdu des petits

Street foodDocumentée🍯facile20 min

Des tranches de pain rassis gonflées de lait sucré et d'œuf, dorées à la poêle jusqu'à devenir moelleuses au-dedans, croustillantes au-dehors. La gourmandise née du refus de gaspiller.

L'en-cas sucré de la rue et du goûter

Des tranches de pain rassis gonflées de lait sucré et d'œuf, dorées à la poêle jusqu'à devenir moelleuses au-dedans, croustillantes au-dehors. La gourmandise née du refus de gaspiller.

Ne pleure pas sur ce pain qui a durci, mon enfant — rien n'est perdu, pas même le pain perdu ! Regarde : on le baigne dans du lait avec un œuf battu, on le sucre d'un rien, et on le fait dorer jusqu'à ce qu'il sente bon dans toute la pièce. C'était notre seule sucrerie, et je t'assure qu'aucun gâteau de pâtissier n'a jamais rendu un marmot plus heureux. La misère apprend à faire du bonheur avec trois fois rien.
Louise Michel
Ingrédients
  • Pain rassisquelques tranches (base)
  • Laitun bol (trempage)
  • Œufun, les bons jours (liant et dorure)
  • Sucreune pincée (douceur)
  • Beurre ou saindouxpour la poêle (cuisson)
Comment on faisait : Le pain perdu est l'un des plats anti-gaspillage les plus anciens d'Europe ; au XIXe siècle, c'était le goûter des enfants du peuple, fait quand le pain de la semaine avait trop séché pour la soupe. Le sucre, longtemps coûteux, devenait abordable à mesure que se développait le sucre de betterave français.