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Pain perdu des petits
Pourquoi ce plat ? Institutrice dévouée aux enfants pauvres, Louise Michel connaissait le pouvoir d'une douceur offerte. Le pain perdu — pain dur trempé dans le lait et l'œuf, doré à la poêle — était la seule friandise que les familles modestes pouvaient s'accorder, faite de restes et d'un soupçon de sucre.
Des tranches de pain rassis gonflées de lait sucré et d'œuf, dorées à la poêle jusqu'à devenir moelleuses au-dedans, croustillantes au-dehors. La gourmandise née du refus de gaspiller.
Ne pleure pas sur ce pain qui a durci, mon enfant — rien n'est perdu, pas même le pain perdu ! Regarde : on le baigne dans du lait avec un œuf battu, on le sucre d'un rien, et on le fait dorer jusqu'à ce qu'il sente bon dans toute la pièce. C'était notre seule sucrerie, et je t'assure qu'aucun gâteau de pâtissier n'a jamais rendu un marmot plus heureux. La misère apprend à faire du bonheur avec trois fois rien.
- •Pain rassis — quelques tranches (base)
- •Lait — un bol (trempage)
- •Œuf — un, les bons jours (liant et dorure)
- •Sucre — une pincée (douceur)
- •Beurre ou saindoux — pour la poêle (cuisson)
Pain perdu des petits
Des tranches de pain rassis gonflées de lait sucré et d'œuf, dorées à la poêle jusqu'à devenir moelleuses au-dedans, croustillantes au-dehors. La gourmandise née du refus de gaspiller.
Pourquoi ce plat ? Institutrice dévouée aux enfants pauvres, Louise Michel connaissait le pouvoir d'une douceur offerte. Le pain perdu — pain dur trempé dans le lait et l'œuf, doré à la poêle — était la seule friandise que les familles modestes pouvaient s'accorder, faite de restes et d'un soupçon de sucre.
Ne pleure pas sur ce pain qui a durci, mon enfant — rien n'est perdu, pas même le pain perdu ! Regarde : on le baigne dans du lait avec un œuf battu, on le sucre d'un rien, et on le fait dorer jusqu'à ce qu'il sente bon dans toute la pièce. C'était notre seule sucrerie, et je t'assure qu'aucun gâteau de pâtissier n'a jamais rendu un marmot plus heureux. La misère apprend à faire du bonheur avec trois fois rien.
Ingrédients (version d’époque)
- Pain rassis — quelques tranches (base)
- Lait — un bol (trempage)
- Œuf — un, les bons jours (liant et dorure)
- Sucre — une pincée (douceur)
- Beurre ou saindoux — pour la poêle (cuisson)
Ingrédients
- Pain de mie ou brioche rassis — 4 tranches (base)
- Lait — 250 ml (trempage)
- Œufs — 2 (liant et dorure)
- Sucre — 2 c. à soupe (douceur)
- Beurre — 20 g (cuisson)
- Cannelle (facultatif) — une pincée (parfum)
Préparation
- Battre les œufs avec le lait et la moitié du sucre dans une assiette creuse.
- Tremper chaque tranche de pain dans le mélange, sur les deux faces, sans la détremper complètement.
- Faire fondre le beurre dans une poêle chaude.
- Dorer les tranches 2 à 3 minutes par face, jusqu'à belle couleur.
- Saupoudrer du reste de sucre (et de cannelle) et déguster tiède.
Comment on faisait : Le pain perdu est l'un des plats anti-gaspillage les plus anciens d'Europe ; au XIXe siècle, c'était le goûter des enfants du peuple, fait quand le pain de la semaine avait trop séché pour la soupe. Le sucre, longtemps coûteux, devenait abordable à mesure que se développait le sucre de betterave français.
Le twist contemporain : En version 'goûter d'école' : bâtonnets de pain perdu à tremper dans une compote de pommes sans sucre ajouté.
Louise Michel · Charactorium





