La carte de Louise Michel
La soupe-socle du matin

Panade des écoles (soupe au pain)

QuotidienDocumentée🧂 🍄facile40 min

Une bouillie de pain dur cuite longuement dans l'eau ou un maigre bouillon, liée d'un peu de matière grasse. Réconfortante, économique, elle transforme une croûte oubliée en repas complet.

La soupe-socle du matin

Une bouillie de pain dur cuite longuement dans l'eau ou un maigre bouillon, liée d'un peu de matière grasse. Réconfortante, économique, elle transforme une croûte oubliée en repas complet.

Approche, petit, et tends ton écuelle. Quand je tenais l'école sur la Butte, plus d'un gamin arrivait au matin sans avoir rien dans le corps, et l'on n'apprend pas ses lettres le ventre creux. Alors je faisais fondre le pain de la veille dans l'eau chaude, avec un brin de sel et ce qu'on avait de graisse, et chacun mangeait à sa faim avant l'ardoise et la craie. Crois-moi, une soupe partagée vaut mieux qu'un beau discours : c'est là qu'on apprend ce qu'est l'égalité.
Louise Michel
Ingrédients
  • Pain rassisplusieurs croûtes (base et liant)
  • Eau ou bouillon d'osselon la faim (liquide de cuisson)
  • Saindoux ou beurreune noix (matière grasse)
  • Selune pincée (assaisonnement)
Comment on faisait : La panade était la soupe des indigents, des hospices et des nourrices : on y recyclait le pain dur, denrée la plus précieuse du foyer ouvrier. On la faisait au plus juste, sans viande, parfois rehaussée d'un oignon ou d'une feuille de chou quand la saison le permettait.
Sources : Louise Michel, Mémoires (1886)