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Panade des écoles (soupe au pain)
Pourquoi ce plat ? Avant d'être l'héroïne des barricades, Louise Michel fut maîtresse d'école à Montmartre, où elle nourrissait de ses propres deniers les enfants pauvres qui venaient le ventre vide. La panade — du pain rassis fondu dans un bouillon — était la soupe qui remplissait à peu de frais ces estomacs d'écoliers.
Une bouillie de pain dur cuite longuement dans l'eau ou un maigre bouillon, liée d'un peu de matière grasse. Réconfortante, économique, elle transforme une croûte oubliée en repas complet.
Approche, petit, et tends ton écuelle. Quand je tenais l'école sur la Butte, plus d'un gamin arrivait au matin sans avoir rien dans le corps, et l'on n'apprend pas ses lettres le ventre creux. Alors je faisais fondre le pain de la veille dans l'eau chaude, avec un brin de sel et ce qu'on avait de graisse, et chacun mangeait à sa faim avant l'ardoise et la craie. Crois-moi, une soupe partagée vaut mieux qu'un beau discours : c'est là qu'on apprend ce qu'est l'égalité.
- •Pain rassis — plusieurs croûtes (base et liant)
- •Eau ou bouillon d'os — selon la faim (liquide de cuisson)
- •Saindoux ou beurre — une noix (matière grasse)
- •Sel — une pincée (assaisonnement)
Panade des écoles (soupe au pain)
Une bouillie de pain dur cuite longuement dans l'eau ou un maigre bouillon, liée d'un peu de matière grasse. Réconfortante, économique, elle transforme une croûte oubliée en repas complet.
Pourquoi ce plat ? Avant d'être l'héroïne des barricades, Louise Michel fut maîtresse d'école à Montmartre, où elle nourrissait de ses propres deniers les enfants pauvres qui venaient le ventre vide. La panade — du pain rassis fondu dans un bouillon — était la soupe qui remplissait à peu de frais ces estomacs d'écoliers.
Approche, petit, et tends ton écuelle. Quand je tenais l'école sur la Butte, plus d'un gamin arrivait au matin sans avoir rien dans le corps, et l'on n'apprend pas ses lettres le ventre creux. Alors je faisais fondre le pain de la veille dans l'eau chaude, avec un brin de sel et ce qu'on avait de graisse, et chacun mangeait à sa faim avant l'ardoise et la craie. Crois-moi, une soupe partagée vaut mieux qu'un beau discours : c'est là qu'on apprend ce qu'est l'égalité.
Ingrédients (version d’époque)
- Pain rassis — plusieurs croûtes (base et liant)
- Eau ou bouillon d'os — selon la faim (liquide de cuisson)
- Saindoux ou beurre — une noix (matière grasse)
- Sel — une pincée (assaisonnement)
Ingrédients
- Pain de campagne rassis — 200 g (base et liant)
- Bouillon de volaille ou de légumes — 1 litre (liquide de cuisson)
- Beurre — 30 g (matière grasse)
- Œuf (facultatif) — 1 jaune (liaison finale)
- Sel, poivre — à goût (assaisonnement)
Préparation
- Casser le pain rassis en morceaux dans une casserole.
- Verser le bouillon chaud par-dessus et laisser le pain s'imbiber 10 minutes.
- Cuire à feu doux 20 à 30 minutes en remuant, jusqu'à obtenir une bouillie lisse.
- Hors du feu, incorporer le beurre, rectifier le sel ; pour les bons jours, lier d'un jaune d'œuf.
- Servir très chaud dans une écuelle creuse.
Comment on faisait : La panade était la soupe des indigents, des hospices et des nourrices : on y recyclait le pain dur, denrée la plus précieuse du foyer ouvrier. On la faisait au plus juste, sans viande, parfois rehaussée d'un oignon ou d'une feuille de chou quand la saison le permettait.
Le twist contemporain : Une cuillère d'huile de noisette et quelques croûtons dorés au beurre au moment de servir : la soupe des écoliers passe à table sans rougir.
Sources : Louise Michel, Mémoires (1886)
Louise Michel · Charactorium





