La table-provision de la rue Saint-Benoît
Duras ne pensait pas la table en entrée-plat-dessert mais en maison toujours prête à nourrir : une soupe-socle qui mijote pour quiconque pousse la porte, un plat unique qu'on laisse longtemps sur le feu, le vin posé à côté, et au fond, comme une mémoire, les douceurs sucrées de l'Indochine de l'enfance. Manger, chez elle, c'est tenir la maison et tenir le monde à distance — une cuisine de la solitude et de l'hospitalité mêlées, partagée entre la France des poireaux et le Vietnam du nuoc-mâm.
Signature : Le poireau
Légume pauvre et humble, le poireau est l'emblème durassien par excellence : elle lui a consacré un texte célèbre dans La Vie matérielle, où la soupe aux poireaux devient le symbole de la femme seule, libre et tenue à la fois par sa maison. Rien de plus simple, rien de plus chargé de sens.
Marguerite Duras à table
1914 — 1996
5 recettes d’époque
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QuotidienLa soupe aux poireaux
La soupe-socle, celle qui attend sur le coin du feu
🧂 🍄· 45 min
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🧂
FestifLe bœuf mijoté de la rue Saint-Benoît
Le plat unique qu'on laisse longtemps, pour la tablée d'amis
🧂 🍄· 3 h 30
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🧂
VoyageRiz au poisson et nuoc-mâm de l'enfance
Le riz quotidien à la vietnamienne, du temps de Gia Dinh
🧂 🫙 🍄· 35 min
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🍯
Street foodChè chuối — banane au lait de coco de l'enfance
La douceur de rue vietnamienne, vendue au coin des marchés
🍯· 30 min
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🍋
BoissonLe verre de vin blanc, frais
La boisson posée à côté, à toute heure
🍋· 5 min
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