La carte de Marguerite Duras
Riz au poisson et nuoc-mâm de l'enfance
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Le riz quotidien à la vietnamienne, du temps de Gia Dinh

Riz au poisson et nuoc-mâm de l'enfance

VoyageÉvocation🧂 🫙 🍄facile35 min
Le riz quotidien à la vietnamienne, du temps de Gia Dinh

Riz au poisson et nuoc-mâm de l'enfance

Pourquoi ce plat ? Duras a grandi pauvre en Indochine française (Gia Dinh, Vinh Long), parmi les saveurs vietnamiennes qu'elle évoque dans Un barrage contre le Pacifique et L'Amant. Le riz blanc, le poisson et le nuoc-mâm sont les goûts fondateurs de son enfance coloniale modeste.

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Le riz quotidien à la vietnamienne, du temps de Gia Dinh

Un bol de riz blanc fumant, un poisson grillé ou braisé, et surtout le nuoc-mâm — cette sauce de poisson fermentée qui signe toute la cuisine du Sud vietnamien. Le plat le plus simple et le plus tenace dans la mémoire de Duras.

Le riz, là-bas, c'était tous les jours. Petite, à Gia Dinh, je mangeais comme les enfants vietnamiens : du riz blanc, un peu de poisson, et cette sauce brune qui sentait fort, le nuoc-mâm. On était pauvres, ma mère ruinée par le barrage. Mais ce goût-là, salé, profond, je l'ai gardé toute ma vie dans la bouche, plus fidèle que bien des visages.
Marguerite Duras
Ingrédients
  • Riz blancun bol par personne (base du repas)
  • Poisson de rivière ou de merun, frais (protéine)
  • Nuoc-mâm (sauce de poisson fermentée)selon le goût (assaisonnement signature)
  • Citron vertun (acidité)
  • Ail, échaloteun peu (aromates)
  • Herbes fraîches (coriandre)une poignée (fraîcheur)
Comment on faisait : Dans le Sud de l'Indochine, le repas s'organisait autour du bol de riz, accompagné de petites quantités de poisson et de la coupelle de nuoc-mâm où chacun trempait. Le nuoc-mâm, obtenu par fermentation longue de poissons salés, était (et reste) l'âme de la cuisine du delta du Mékong.
Sources : Marguerite Duras, Un barrage contre le Pacifique, Gallimard, 1950 · Marguerite Duras, L'Amant, Éditions de Minuit, 1984

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